La mentalité française ou l’éloge de la médiocrité moderne

Dans cet article, nous distinguons ici les français de la mentalité française, en ce sens qu’un certain nombre de français ne sont pas du tout concernés par la « mentalité française » définie et dénoncée ici.

Si depuis longtemps, la France, et surtout les français, sont perçus assez négativement par les étrangers (japonais, canadiens, maghrébins, turcs, iraniens, américains, belges, espagnols, italiens, allemands, britanniques, chinois, africains, …), c’est parce qu’il est notoire que la mentalité française concentre un certain nombre de tares depuis quelques siècles, comme le racisme et la haine (selon les périodes, le racisme et l’intolérance atteignent un seuil critique contre les juifs, les musulmans, les arabes, les maghrébins, les espagnols, les africains, les chinois, … ; seul la lutte contre l’antisémitisme restreint à la judéophobie, – mais là aussi souvent confondu avec la critique justifiée des dérives du sionisme -, constitue l’exception française, avec la communauté pro-LGBT, car toutes les autres communautés ou minorités sont marginalisées, humiliées, manipulées, violentées, discriminées et parfois même assassinées en toute impunité en France !), le fait que la population française soit largement manipulable par les autorités politiques, l’hypocrisie et leur nombrilisme, leur mentalité coloniale, leur condescendance et leur mépris à l’égard de tous les autres peuples qu’ils voient comme « inférieurs » et qui doivent être civilisés par la « France », même par les méthodes les plus cruelles et les discours les plus absurdes et irrationnels qui soient. Ce n’est pas un hasard non plus, si les plus grands intellectuels français étaient eux-mêmes de farouches opposants de la « mentalité française », et tenaient à s’en démarquer profondément.

Jusqu’à la moitié du 20ème siècle, la France faisait partie des pires nations parmi les antisémites, d’où la haine nourrie par de nombreux « intellectuels » juifs à l’égard de la France, et leur volonté de la voir se « noyer dans la médiocrité la plus totale », en encourageant la haine du religieux et des musulmans, l’abrutissement télévisuel, l’angoisse existentielle, les tensions identitaires, la corruption politique, les disparités et fraudes économiques, etc.

S’il y a bien eu, fut un temps, un « génie français », nous assistons désormais à la « médiocrité française », qui est moquée même par les américains et les anglais, lorsque la France se perd dans ses propres contradictions, bafoue ses propres principes et concentre toute son attention à discriminer les musulmans et à opprimer les femmes qui veulent porter un foulard, là où la majorité des français ont des problèmes bien plus important à régler, et où de nombreuses associations de femmes réclament une plus grande protection juridique contre les discriminations et la violence physique et psychologique qu’elles subissent au quotidien, et tout cela émanant soit des institutions publiques et politiques, soit des familles « françaises de souche ». La France est l’un des pays qui consomme aussi le plus d’antidépresseurs, où les gens se plaignent souvent, et où le taux de suicide (ou de tentatives) est le plus élevé. Ce n’est pas pour rien si même de plus en plus de français souhaitent quitter la France pour aller tenter l’aventure ailleurs. Alors même que la France n’est pas dans une situation de guerre à l’intérieur de ses frontières, on constate que de nombreux français, – avec le soutien et l’encadrement de l’Etat -, s’opposent au vivre-ensemble, car ce dernier est menacé par des agressions quotidiennes, des discriminations institutionnalisées (et qui sont dénoncées par de nombreux ONG) et par des discours haineux et intolérants, ce qui est paradoxal étant donné que la « devise officielle » en France prétend se fonder sur la tolérance et la fraternité. Heureusement, malgré les failles et les dérives qui existent dans la Loi française, il existe quand même une certaine protection juridique qui tempère les dérives extrémistes des racistes et laïcards à l’égard des religieux et des étrangers non-musulmans ainsi qu’à l’égard des musulmans. Mais il s’agit là d’une « tolérance » qui est forcée et non sincère, et qui n’a pour but que d’assimiler, et non pas d’accepter ou d’intégrer, la diversité en la soumettant à la « mentalité française » (celle qui se caractérise par la médiocrité), puisqu’elle ne découle ni d’un respect sincère envers l’autre, ni qui s’accompagne d’une bienveillance à leur égard. Quant aux vagues migratoires, la France ne s’est ouverte à l’immigration que pour avoir une main d’œuvre bon marché, après avoir grandement contribué à massacrer des millions d’habitants au Maghreb et en Afrique, à détruire leurs pays et à piller leurs richesses. La France n’a donc pas accueilli tous ces « immigrés » par pure charité et bienveillance, surtout quand on constate la présence forte du racisme (ou de la xénophobie) institutionnalisé qui gangrène la France, et qui touche aussi parfois d’autres pays dans une moindre mesure comme la Belgique à titre d’exemple. Quand la France donne son soutien politique et médiatique aux pires raclures qui transpirent la haine, l’intolérance et la lâcheté, en leur offrant toutes les tribunes possibles, il ne faut plus s’étonner de rien, car la voix des personnes cultivées, intègres et sages est étouffée par celle qui s’y oppose, d’où la prolifération des incitations à la haine, à la guerre civile et à l’extermination des « non-français de souche » et surtout des musulmans, sans que les autorités n’interviennent outre-mesure pour y mettre un terme, ou du moins, pour punir les coupables. Lorsque les tensions augmenteront encore d’un cran, – et nous en sommes déjà au stade où l’islamophobie tue en France -, beaucoup de français influencés par les discours haineux (auxquels ils donnent volontiers du crédit aussi), n’hésiteront pas, comme par le passé, à commettre les pires horreurs, d’autant plus qu’il s’agit d’un peuple qui n’est plus rattaché à une forme traditionnelle possédant une voie spirituelle et des valeurs éthiques fortes.

Ne soyons donc pas dupes, mais méfions-nous aussi de tous les discours sectaires et fanatiques qui instrumentalisent ces événements pour justifier leur haine et leur volonté de manifester leur violence de façon arbitraire et aveugle, en jouant sur les amalgames et les frustrations des uns et des autres, là où la sagesse, l’équité, la clairvoyance et la bienfaisance doivent guider nos idées et nos actions, comme nous l’enseigne si judicieusement l’Islam.

Il n’est plus un secret pour personne, que la France s’est engagée à piller les pays africains, à leur refuser une réelle indépendance économique, et qu’à l’intérieur de ses frontières, le gouvernement français ne suscite guère de confiance générale de la part du peuple, et que tous s’accusent de censures et d’attaques à la liberté d’expression, et qu’on préfère taper sur les musulmans plutôt que de régler les problèmes de fond. Alors que les agressions contre la communauté musulmane se multiplient, ils ne trouvent rien de mieux à faire que de restreindre encore la liberté de culte pour les musulmans, les stigmatiser et les opprimer davantage, déformer radicalement la définition juridique du « terrorisme » et de « l’extrémisme », où certains députés identifient le port de la barbe, du qamis et du voile, ainsi que la pratique de la prière rituelle, du jeûne du mois de Ramadan ou le refus de faire la bise, comme des signes de radicalisation, alors qu’il n’existe ni corrélation, ni causalité, entre ces signes, et une mentalité terroriste ou extrémiste. Ils encouragent même à faire de la délation en dénonçant les femmes voilées qui exercent différents types de métier. Cela ne peut que pousser à la folie et à l’hystérie généralisées, ce qui a déjà causé plusieurs morts en France depuis ces dernières années.

Les médias n’hésitent plus à mentir, à inventer des propos ou des « signes de radicalisation » inexistants. Début octobre 2019, des médias comme BFMTV et le Figaro n’ont pas hésité à imputer à un français décrit comme sourd (et muet aussi par d’autres), le fait d’avoir crier « Allâhu Akbar » la veille de son attaque sur son lieu de travail, et d’avoir signalé qu’il présentait des signes de radicalisation (comme le fait de ne plus serrer la main aux femmes), alors que des photos authentifiées ont montré qu’il continuait de leur serrer la main et même de les « coller » en groupe pour prendre des photos entre collègues. Les témoignages se contredisent même au sein des présumés proches de l’assaillant (Mickaël Harpon, 45 ans) ; certains disent ignorés qu’il était musulman, d’autres qu’il était musulman depuis 18 mois (2017), d’autres qu’il était musulman depuis bien plus longtemps, et qu’il sortait le matin en Djellaba, alors qu’il travaillait pour la préfecture de Police et que celle-ci ignorait qu’il était devenu musulman, alors qu’il travaillait là-bas depuis 2003 déjà (soit plus de 15 ans). Or, personne n’a pu corroboré l’affirmation selon laquelle il aurait « crié Allâhu Akbar » la veille, ni même dans une situation alarmante (attaque ou une quelconque attitude violente), et moins encore au moment de l’attaque. Tous les musulmans prononcent « Allâhu Akbar » de façon audible (mais pas de cri ni d’intention violente) lors de leur prière, ce qui n’a rien d’inquiétant ou d’anormal en soi.

« Cet homme est connu dans le service, au service informatique » et « n’a jamais présenté de difficultés comportementales » ni « le moindre signe d’alerte », a indiqué encore Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. Son épouse imputerait son acte, selon les médias, au fait qu’il n’était pas reconnu à sa juste valeur au sein de sa hiérarchie et qu’il méritait une meilleure promotion. Aucune revendication religieuse n’a été trouvée ou authentifiée de sa part. Ni même aucune appartenance à une mouvance politique à connotation islamique. (« Attaque au couteau à la préfecture de police de Paris : ce que l’on sait », Le Figaro, 3 octobre 2019 : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/attaque-au-couteau-a-la-prefecture-de-police-de-paris-syndicats-20191003).

Avant même de recueillir des informations fiables, de nombreux médias diffusent des spéculations et de fausses informations, mais toujours dans une seule direction : imputer ces horreurs à l’Islam et aux musulmans, même lorsqu’il n’y a aucun rapport ou aucune corrélation. Par-contre, quand les auteurs de crimes et de massacres ne sont pas musulmans, on impute cela qu’à des troubles comportementaux et mentaux, même quand leurs motivations sont raciales, nationalistes ou idéologiques (comme l’islamophobie), mais là, aucun appel à dénoncer les criminels potentiels qui présenteraient des « signes d’extrémisme » (nationaliste, sioniste, raciste, islamophobe, etc.).

Or, dans plusieurs pays européens, les femmes (non-musulmanes) se battent aussi pour garantir leur droit à « ne pas faire la bise conventionnelle » aux collègues masculins, ni même parfois à leur serrer la main. Certaines veulent aussi des piscines et des salles de sport non-mixtes, est-ce là un signe révélateur d’une attitude « extrémiste », menaçant le vivre-ensemble ? Ou est-ce plutôt une attitude permise au sein de la liberté de conscience et de la diversité culturelle ?

Est-ce un « hasard », si les plus grands intellectuels français (en tout cas, dans leur style et dans leur domaine), furent les premiers à dénoncer la « médiocrité française » ? Pensons à René Guénon, Georges Bernanos, Léon Bloy, Louis-Ferdinand Céline, Marc-Édouard Nabe, etc.

Que penser donc d’un pays qui récompense et encourage la haine, la médiocrité et la discrimination permanente, et qui, en même temps, stigmatise et combat la vertu, l’intelligence, la pudeur, la piété et l’intelligence ?


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