L’homme moderne (au sens d’irréligieux) peut-il vraiment être qualifié de « rationnel » ?


L’homme moderne peut-il vraiment être qualifié de « rationnel » quand il croit aveuglément en l’utopie « démocratique » alors que les multinationales achètent ou soumettent les « dirigeants » (souvent imposés au peuple par les multinationales, dissimulant leur choix derrière des élections biaisées uniquement pour « sauvegarder les apparences ») à leurs directives ?

Alors que le tabac, la drogue et l’alcool représentent trois fléaux mondiaux et mortels, causant bien plus de dégâts matériels et bien plus de morts chaque année (des dizaines millions de personnes au moins en meurent) que toutes les organisations terroristes du monde, nombreux sont encore les gens qui n’y prêtent pas attention et qui se rendent volontairement esclaves de telles addictions nocives.

Alors que quelques dizaines de milliards d’euro (par an) suffiraient à régler le problème de la faim dans le monde, l’accès à l’eau potable et à l’électricité, les puissances mondiales et régionales dépensent des centaines de milliards d’euro pour développer des armes mortelles et causer encore plus de victimes. Les principales victimes des guerres modernes sont les civils.

Nous disposons des ressources suffisantes pour nourrir toute la population mondiale de façon convenable, mais le gaspillage et les mauvaises redistributions font que des centaines de millions de personnes continuent de souffrir de la famine ou de la malnutrition, pendant que d’autres centaines de millions de personnes continuent de gaspiller énormément de nourriture ou de consommer bien plus que nécessaire (ce qui les rend malades d’ailleurs à cause de ce surplus inutile).

Alors que l’intellect dicte aux humains de mener une vie noble, digne, honorable, bénéfique, intelligente, agréable (dans le beau et le juste), utile et saine, l’homme moderne se précipite à dépenser toute son énergie, son temps et ses biens matériels à causer du tort à son prochain, à se détruire la santé, à polluer la planète, à gaspiller de précieuses ressources naturelles, et à passer tout son temps dans des activités futiles ou blâmables (jeux de hasard, fornication à gogo, prostitution, paris pour des combats ou des matchs sportifs, trafics illégaux, agressions et pillages, etc.).

L’homme moderne est constamment manipulé par les suggestions et appels à ses bas instincts qui le soumettent à son ego plutôt qu’à son intellect (avec sa modalité rationnelle), le rendant esclave des idoles modernes (patriotisme extrémiste, démocratisme, laïcisme, scientisme, consumérisme, positivisme, athéisme, la croyance dans le Progrès, l’égalitarisme, le capitalisme, le marxisme, etc.) et de leurs pions exécutifs (dirigeants, idéologues et pseudo-intellectuels, etc.).

Même dans les tentatives de compréhension des civilisations anciennes, les modernes n’y comprennent pas grand-chose, et la portée symbolique des doctrines métaphysiques et spirituelles chez les métaphysiciens et sages des générations passées passe totalement inaperçue, et sont interprétées de façon totalement caricaturale et grossière, le tout en transposant les vices et « tares » des modernes, aux humains des anciens temps.

Confondant liberté et stupidité, le moderne renonce à la liberté spirituelle et intellectuelle (par rapport aux constructions sociales de la mentalité dominante), et s’obstine à s’opposer à toute vertu, aux évidences intellectuelles et aux rites élévateurs qui purifient la conscience et le corps de l’homme, pour leur préférer un mode de vie généralement malsain, l’addiction aux vices et aux péchés qui noircissent l’âme et alourdissent le corps.

L’Homme moderne se complait ainsi à s’enfermer dans sa propre prison mentale, et où la seule échappatoire, pour lui, consiste dans une mort sans aucune signification, et en attendant la fin, ne vit alors qu’une existence fade sans aucune élévation spirituelle possible. Et sa haine de la religion s’explique par le fait qu’il sait, qu’inconsciemment, la Religion représente en soi la Lumière et son moyen de se libérer de sa prison mentale, mais refusant d’admettre son égarement et son attache à ses propres illusions, éprouve ainsi une répulsion pour tout ce qui lui ferait rappeler l’Origine, le sens et la finalité de son existence terrestre, et les moyens pour vivre une existence honorable.

Il en ressort en fin de compte, que le moderne est un idolâtre qui s’ignore, qui s’est non pas seulement éloigné du sacré et de la nature, mais qui s’est rangé du côté « d’opposant au Sacré et de la nature », puisque ses actions dévastent l’Humanité et la Nature, tout en prétendant renier le Sacré et donc le Divin.


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