Pour comprendre la situation d’un pays, il convient toujours de prendre en compte les différents acteurs politiques et de la société civile impliqués dans l’équation, ainsi que de resituer le pays dans le temps long (sa civilisation, son identité, les ethnies qui le composent, etc.), sa géographique, la situation régionale et la situation mondiale dictée par les superpuissances de notre époque. Et dans ce cadre, on peut en effet répondre que le cas syrien peut bien nous éclairer sur ce que l’Occident souhaite pour l’Iran, autant que les fractures internes au sein de la politique iranienne, indépendamment des intrigues et des complots – bien réels – des puissances extérieures.
En Syrie, le clan Assad avait été mis au pouvoir par l’Occident, en instaurant ensuite un système répressif totalitaire laïc/séculariste tenu par des islamophobes qui se sont ensuite tournés plus vers la Russie que vers les USA, malgré la collaboration entre le pouvoir assadiste et la CIA sur plusieurs dossiers internes et régionaux.
En 2011, l’Occident avait prétendu soutenir le peuple syrien et l’opposition contre Assad (à cause de certains désaccords et de son allégeance pour la Russie). Israël était même intervenu pour demander aux USA et à l’Europe de ne pas dégager Assad. Quand le régime assadiste débuta les massacres de masse contre la population syrienne, l’Occident avait détourné le regard et n’était pas intervenu militairement malgré leurs promesses.
Résultat : l’Occident a abandonné le peuple syrien et soutenu des groupes terroristes tout en frappant des groupes rebelles trop influents, évitant ainsi la chute rapide d’Assad tout en alimentant une guerre civile se prolongeant pour des années, puis soutenant parallèlement indirectement le pouvoir syrien, des groupes terroristes (PKK/FDS, Daesh) et des groupes rebelles, le tout en imposant des sanctions terribles contre le pays et le peuple syrien, faisant croître la criminalité, la pauvreté, le marché noir et les réseaux de prostitution et de narcotrafiquants.
L’Occident avait aussi été très pernicieux et criminel, refusant d’une part la proposition de la Turquie pour établir une zone de sécurité dans le nord syrien afin de protéger la population civile des bombardements et des frappes sans les forcer ainsi à quitter leur patrie, et d’autre part des pays comme les USA, la France et le Royaume-Uni ont mené des nombreuses frappes en Syrie et en Irak (notamment à Raqqa et à Mossoul) qui ont détruit ces 2 villes et y massacrant des dizaines de milliers de civils, à peu près autant que les frappes russes en Syrie qui ont fait aussi des dizaines de milliers de morts civils.
Ceci étant dit, cela ne doit en aucun cas dédouaner les torts et les crimes des régimes en place qui tolèrent ou encouragent la tyrannie et la corruption, car le régime syrien laïc d’Assad aurait pu accepter de faire des réformes salutaires et nécessaires pour empêcher une guerre civile (et ce sans même devoir renoncer au pouvoir ou à sa fortune personnelle colossale, dont une partie se trouvait dans les banques occidentales, et où plusieurs de ses proches vivaient en France et au Royaume-Uni, protégés étrangement par les autorités occidentales), mais en vain, ce qui montre l’hypocrisie et la tyrannie de ce régime. Le régime iranien, bien que moins sanguinaire et plus complexe que le régime d’Assad, suit malheureusement le même chemin lorsqu’ils refusent d’introduire des réformes qui sont nécessaires pour répondre aux besoins légitimes du peuple sans pour autant céder aux revendications illégitimes ou irresponsables de certains groupes (qui veulent la corruption des mœurs avec les fléaux qu’elle engendre sur le moyen et long termes : divorces et familles brisées, individualisme, dépression, violence domestique, suicide, meurtre, adultère, alcoolisme, toxicomanie, mafieux cherchant le monopole dans les secteurs du vice puis dans les secteurs immobiliers, énergétiques, politiques, médiatiques, etc.). L’un des pièges posés par l’Occident est de pousser les tensions et les fractures au maximum au sein des sociétés, en usant de mécanismes qui vont radicaliser graduellement les revendications populaires autant que les réactions du régime qui se sentira menacé, réagissant ainsi avec violence, d’autant plus quand l’Occident alimente la paranoïa avec les agents qui infiltrent les institutions politiques, civiles, éducatives et médiatiques.
Mais dans le cas syrien, si Assad avait été durant si longtemps toléré par l’Occident, c’est parce qu’il faisait leur sale boulot à moindre frais : massacrer et détruire une bonne partie du peuple syrien et des villes syriennes, trahir, tuer ou emprisonner des résistants palestiniens et des intellectuels et savants musulmans de haut niveau (1). Et si la Russie et l’Iran ont décidé de le lâcher en 2024, c’était parce qu’il ne disposait plus d’une base populaire ou militaire minimale pour survivre et pour s’être rapproché depuis plusieurs années davantage d’Israël, des USA et des émirats arabes unis (notamment depuis 2018) allant jusqu’à trahir l’Iran et la Russie malgré leur soutien actif et leurs sacrifices pour préserver cette alliance politique (malgré des désaccords importants sur sa façon de gérer la crise syrienne). La Russie avait par ailleurs très rapidement reconnu le nouveau gouvernement syrien de transition, ayant compris que maintenir Assad était peine perdue, et qu’ils devaient plutôt chercher à préserver leur influence en Syrie et leurs bases militaires et navales.
Dans le cas de l’Iran, des analystes affirment que le système, dont la structure politique est inspirée en partie de la république française maçonnique (les présidents successifs français doivent allégeance aux loges maçonniques – notamment celles du Grand Orient de France -, et depuis l’ère Sarkozy, parallèlement aussi au régime sioniste via le Crif) (2), est dans l’impasse car le “guide suprême” Ali Khamenei est lui-même dans l’incertitude depuis des années, déléguant en grande partie les affaires du pays à ses conseillers ainsi qu’aux présidents démocratiquement élus (il faut le rappeler) en Iran, présidents qui ne décident pas de tout mais qui ont une certaine marge de manoeuvres, avec des lignes rouges fixées par Ali Khamenei d’une part et par les responsables des Gardiens de la Révolution, là où en France les lignes rouges sont fixées par Washington, les loges maçonniques impliquées dans la politique, les oligarques de la haute finance qui détiennent les principaux médias et chaines télé en France ainsi que depuis les années 2000, par Tel Aviv. En Iran, les tendances réformistes et conservatrices se neutralisent mutuellement, ce qui empêche l’application de mesures concrètes et fortes, et où aucune orientation claire se dégage des différents acteurs politiques et antagonistes qui modèlent la politique iranienne, où les voix sages de la Religion ne sont pas souvent écoutées, les Gardiens de la Révolution (qui sont plus des idéologues que des religieux) comme les “fondamentalistes” préfèrent camper sur leurs positions (quitte à transgresser les préceptes et finalités de l’Islam) afin de garder leurs privilèges, d’autant plus que beaucoup d’acteurs influents de l’économie iranienne ne sont pas vraiment des gens connus pour leur piété religieuse, là où Ali Khamenei, malgré son âgé avancé et qu’il soit en partie déconnecté des réalités du pays depuis quelques temps, ne mène pas une vie de luxe ou de luxure, et reste une personne très cultivée de façon générale, maintenant malgré tout une certaine paix sociale dans le pays et invitant les autorités à plus de retenue, et aux plus radicaux de se tempérer, et à respecter aussi les femmes iraniennes qui ne portent pas le voile dans la rue.
Enfin, il faut garder à l’esprit que, aussi critiquable et détestable soit une partie du régime iranien actuel, il est un fait qu’ils ont beaucoup moins de sang d’innocents sur les mains que les régimes américain, israélien, britannique ou français, et que contrairement à eux, le régime iranien n’a pas été impliqué dans des politiques de génocide et de colonialisme, ni jusqu’à preuve du contraire, dans des réseaux internationaux de pédocriminalité et d’esclavage sexuel comme l’ont été des ministres, oligarques et présidents américains, israéliens, français et britanniques, notamment dans les affaires Jeffrey Epstein et P. Daddy (3), avec des milliers de victimes parmi les femmes, les hommes et les enfants, et dont les coupables, pourtant bien identifiés pour beaucoup de présidents, ministres, artistes du show-business et autres, ne sont pas du tout inquiétés, car protégés par les autorités politiques qui sont gangrénées par la mafia d’État et la corruption systémique.
Situation en Iran depuis le 28 décembre 2025 où ont éclaté des manifestations populaires
De fin décembre 2025 au 12 janvier 2026, les rues iraniennes se sont enflammées et la machine médiatique occidentale a inondé les réseaux sociaux avec de nombreuses fakes news (4).

En Iran, de l’aveu même d’Israël et des USA (5), des agents étrangers et terroristes ont infiltré les manifestations afin d’envenimer la situation pour attiser une guerre civile, avec plusieurs dizaines de morts parmi les civils et des centaines de blessés et de morts parmi les forces de l’ordre (les sources les plus fiables sur le nombre de morts en date du 13 janvier 2026 était de 646 morts d’après l’agence de presse turque Agency Anadolu citant le rapport du HRANA du 13 janvier 2026 – et plus de 1000 blessés – et non pas de 2000, de 5000 ou de 10 000 morts comme relayés dans la presse propagandiste ou par des influenceurs notamment le média sioniste Radio Shalom 94.8 qui est coutumier de la désinformation ; 646 morts donc (et plus de 500 cas qui demandent à être confirmés) incluant les policiers et agents de sécurité, basijis, manifestants, émeutiers et terroristes s’en prenant aux civils comme aux policiers et aux biens publics ou privés du peuple. Le bilan des morts en date du 14 janvier 2026 vers 4h du matin depuis 2 semaines en Iran selon l’opposition iranienne est d’environ 1200 morts confirmés (chiffre qui en réalité englobe les manifestants, les policiers, les bassiji, les émeutiers et les terroristes, etc.).
De retour d’Iran, Kevan Gafaïti, professeur à Sciences Po, tout en reconnaissant la violence des manifestations, démentait (le 14 janvier 2026) les massacres de masse en Iran dans les villes où il se trouvait. Suite à son témoignage, sur le plateau, les chroniqueurs manifestaient des propos islamophobes, racistes et diffamatoires. https://x.com/EditionsHanif/status/2011968288255774837



L’implication du Mossad et de la CIA dans les tueries et les protestations en Iran est confirmée aussi par plusieurs témoins et sources : des agents et terroristes travaillant pour la CIA et le Mossad ont incendié des mosquées (6), tué des civils et des forces de l’ordre en Iran pour alimenter une guerre civile, d’où l’appel du président iranien d’un côté à respecter les manifestants pacifiques et d’écouter leurs revendications légitimes, et de l’autre à les différencier des émeutiers et terroristes faisant usage de la violence et à qui l’on peut imputer une partie des victimes civiles (qualifiées de martyr par le président iranien Pezeshkian) (7) et une autre partie par des groupes indépendants du pouvoir ou par des basijis radicaux (connus pour réprimer violemment les manifestants, héritiers de leurs prédécesseurs au sein de la SAVAK, police militaire sanglante laïque pilotée par la CIA, le Mossad et le MI6). C’est pour cela que le gouvernement iranien appelle les manifestants à ne pas s’associer avec les émeutiers et terroristes car ils risquent d’être pris pour cibles ou comme dommages collatéraux. Silence radio des médias mainstream occidentaux sur les émeutiers et terroristes qui ont infiltré les manifestations pacifiques légitimes en Iran pour tuer des policiers, des agents de sécurité, des pompiers et des civils tout en incendiant des lieux de culte, des bus et des biens publics.



Le journaliste Michel Collon, 14 janvier 2026 : https://x.com/MichelCollon/status/2011466434883227909
Plus de 350 lieux de culte auraient été incendiés, vandalisés ou attaqués en date du 12 janvier 2026, le gouvernement iranien parlait en effet de 350 lieux de culte attaqués alors que ne se trouvaient pas d’agents influents du gouvernement ou du clergé (composé certes de nombreux hypocrites, pas ou peu religieux, et qui transgressent les nobles préceptes de l’islam, contrairement aux mollahs sincères et intègres) comme le relayait le média Clash Report le 12 janvier 2026.

Et comme les Juifs religieux et spirituels (partisans de la paix et de la justice) témoignaient, le gouvernement iranien respecte et protège la communauté juive du pays, et que les Musulmans et autres citoyens iraniens n’étaient pas du tout des extrémistes s’en prenant aux lieux de culte.

https://x.com/i/status/2001811419327795222
La politique occidentalo-sioniste a fait plusieurs millions de victimes en Iran depuis 1979 : la guerre Iran-Irak (jusqu’à 2 millions de morts de part et d’autres dans les années 1980) qui était le fruit d’une manipulation politique USraélienne qui vendait aussi des armes aux 2 belligérants. Les sanctions économiques qui font souffrir le peuple iranien depuis plus de 30 ans, avec des crises et des pénuries notamment dans le domaine de la santé qui causent la mort ou la maladie pour des milliers d’Iraniens. Durant la guerre des 12 jours en 2025, l’Occident et Israël ont tué et blessé des milliers de civils, dont de nombreuses femmes iraniennes, des enfants et des personnes âgées, et même des prisonniers politiques. Quand les forces et mercenaires américains ont envahi illégalement l’Afghanistan – en refusant par ailleurs de montrer les preuves soutenant leurs accusations -, et qu’ils y ont massacré des dizaines de milliers de femmes et d’enfants directement ainsi que d’autres centaines de milliers par leur politique, ils ont aussi participé à l’essor de l’opium (+2000 % sous leur politique !) et ont inondé la jeunesse iranienne pour l’empoisonner avec le fléau de la toxicomanie, ce qui a détruit la vie de milliers de familles iraniennes.
La propagande occidentale qui incite à la haine et à la guerre civile dans un pays multiethnique. Le soutien et le financement à des groupes terroristes tels que le PJAK marxiste et séparatiste, Daesh (proxy USraélien), le Jundullah (groupe séparatiste manipulé par la CIA et le Mossad), Tondar (groupe suprémaciste aryen, islamophobe, monarchiste et raciste protégé par USraël), etc. L’économiste et politologue d’origine juive de nationalité américaine Jeffrey Sachs, opposé à Netanyahu et à Trump, rappelait que les USA ne sont pas des héros et que ce sont eux qui ont détruit l’économe iranienne qui a tant fait souffrir le peuple iranien pour ensuite se présenter en héros et en sauveurs, avec la perversion qu’on leur connait.

Source : Tribune Populaire, 13 janvier 2026 : https://x.com/TribunePop23/status/2011176636129952019
Tout ce que l’on peut légitimement critiquer concernant le régime iranien actuel existait déjà avant avec la SAVAK (pilotée et gangrenée par la CIA, le Mossad et le MI6, traquant, torturant et assassinant encore plus d’opposants politiques que le régime actuel) du temps du Shah (la SAVAK qui échappait à son contrôle), où plusieurs de leurs agents continuent d’agir de la sorte dans le cadre du régime actuel, parfois pour les intérêts d’autres pays ou par pur plaisir. L’Occident et Israël manipulent les Iraniens et les sacrifient encore plus pour leur agenda géopolitique, affaiblissant l’Iran de l’intérieur, les poussant à la mort et radicalisant aussi bien les manifestants que les forces du régime, qui riposteront plus sévèrement quand les émeutiers les attaqueront également ou crieront “à mort, nous allons vous dégager ou vous tuer”. L’Occident n’aide pas le peuple iranien, et encore moins les femmes, ils les asphyxient par les sanctions, les idéologies extrémistes et décadentes en les noyant aussi dans la haine de leur histoire, de leurs voisins et de leur identité, ainsi que dans la désinformation haineuse permanente, et tout ça pour fragmenter l’Iran et mieux piller les ressources du pays tout en asservissant les populations locales. Mais leur cynisme va même plus loin : contrairement à la propagande occidentale sur l’Iran, des millions d’Iraniens ne veulent ni de Reza Pahlavi (qui se comporte déjà comme un dictateur et qui est imposé par des génocidaires terroristes et mafieux) ni d’un système politique occidental fondé sur une oligarchie totalitaire et décadente, ni même ne veulent d’une laïcité (à la française ou à la Assad), qui est associée à la corruption, à la dictature (comme en France ou sous la Syrie des Assad), à la décadence morale, et qui est dirigée par une élite immorale et capitaliste. Seule une partie des Iraniens ignorants et manipulés tiennent ce discours occidentalisé et fantasment sur une Perse antique qu’ils ne connaissent pas et qui est incompatible avec leurs pseudo-revendications actuelles, où ils s’allient avec des ennemis déclarés de l’Iran (en tant que Nation et Civilisation) et de son peuple (dans ses différentes composantes ethniques). Enfin, beaucoup de ceux qui contrôlent l’économie du pays ou même certaines institutions politiques n’ont même pas de profil religieux, et sont aussi en grande partie responsables de la corruption politique (les mêmes profils qui existaient sous l’ancien régime, en France, en Israël, aux USA, au Royaume-Uni, etc.).
Toute l’hypocrisie occidentale sur l’Iran est facilement démontrable, car s’ils voulaient le bien du peuple iranien ils auraient levé les sanctions occidentales qui les oppriment et les asphyxient d’une part et qui durcissent la politique du gouvernement iranien d’autre part. De même, Israël qui a tué plusieurs centaines de milliers de personnes en Palestine, au Liban, en Syrie, en Iran, etc. depuis des décennies, non seulement n’est l’objet d’aucune pression ou sanction, mais pire même, bénéficie chaque année d’une aide substantielle de plusieurs milliards de dollars et d’euros. Le même constat s’applique pour les peuples d’Irak sous Saddam, de Syrie sous Assad, du Venezuela, de Cuba et de plusieurs pays d’Afrique, dont leurs souffrances sont imputables en premier lieu à l’Occident et aux sanctions imposées sur les peuples. Ainsi, tout soutien au peuple iranien doit d’abord passer par la levée des sanctions qui touchent la population civile.
Bien que le régime iranien actuel ne soit pas purement islamique, sa corruption et la violence qui peut exister dans ses structures, si elles sont en partie la conséquence de la politique occidentale et de leurs agressions directes (par des frappes et assassinats) ou indirectes (par des proxys terroristes ou séparatistes et l’infiltration d’agents perturbateurs ou criminels), elles restent communes aux régimes modernes, que ce soit les communistes (de l’Ex-URSS, d’Afghanistan et des républiques du Caucase, de la Chine maoïste, de la Corée du Nord ou du Vietnam), la dictature laïque en Syrie sous Assad, aux USA (des milliers de citoyens américains ont été assassinés ou tués par la police ou l’armée rien que depuis les années 2000), les régimes capitalistes et sécularistes en Afrique, en Amérique Latine, en Europe de l’Est, ou aussi en France (violentes répressions policières avec de nombreux morts, des milliers de blessés et d’arrestations rien que depuis 2018), ou encore l’Albanie sous la dictature athée et soviétique. Pour ce dernier cas, pendant un demi-siècle, l’Albanie était dirigée par un dictateur athée des plus sanglants, faisant de l’Albanie une prison à ciel ouvert, avec un appareil de répression d’une rare brutalité, produit de l’idéologie occidentale (il avait été formé au coeur de l’Europe notamment à l’université maçonnique belge – ULB -) et du soviétisme (cf. “Le tyran qui a transformé l’Albanie en PRISON (Enver Hoxha)”, Un Soir, Une Histoire, 8 janvier 2026 : https://youtu.be/sYI70I4Ikhs).
Ainsi, ce que l’on peut déplorer concernant le régime iranien actuel est quelque chose de plus profond, lié à la psychologie et à la politique modernes, peu importe ses formes, les structures politiques modernes influencées consciemment ou inconsciemment par le capitalisme ou d’autres idéologies modernes, éloignées de la spiritualité et de l’éthique -, donneront globalement toujours les mêmes résultats, qui à leur tour, engendreront les mêmes effets et les mêmes contestations populaires. On le voit d’ailleurs clairement avec les propagandistes pro-Pahlavi actuellement qui appellent de leurs vœux à un régime violent, autoritaire et déconnecté des réalités religieuses et sociologiques du pays (il existe encore des millions d’Iraniens qui pratiquent l’Islam dans le pays, que ce soit dans les communautés sunnites ou shiites).
Ceci étant dit, en Iran il y a encore des millions de personnes qui manifestent en soutien du régime actuel, donnée importante qu’on ne peut pas occulter, certes en partie manipulées par la propagande officielle du régime, mais comme sont aussi endoctrinés en grande partie ceux qui se posent comme ennemis du régime actuel.

Estimations concernant la politique iranienne, sur les 90 millions d’habitants que comptent l’Iran + les millions d’Iraniens de la diaspora :
- Les Iraniens pro-Pahlavi sont 5 à 10% des Iraniens politisés pas plus. Ils sont très peu nombreux dans leurs manifestations même quand ils ont fait énormément de propagande, sur les quelques centaines de manifestants pro-Pahlavi beaucoup ne sont même pas iraniens mais israéliens et/ou américains sionistes.
- Le régime des “Mollah” peut compter sur 15% de soutien inconditionnel + 15 à 30% de soutien “conditionnel/partiel” tant que la sécurité et la paix sociale sont garanties, et qu’ils ont de quoi manger (le minimum au moins).
- 30% à 50% des Iraniens sont anti-régime actuel ; les laïcards et laïcs, les bourgeois sécularisés, les communistes, une partie des religieux shiites et sunnites, les séparatistes baloutches, les jihadistes radicaux – qui sont cependant très minoritaires en Iran et marginalisés -, les iraniens “sionistes” et suprémacistes, etc.
- Le reste se fiche de la politique ou tolère le gouvernement au pouvoir tant qu’ils ont la sécurité, de quoi manger et vivre dignement et que l’État développe une capacité militaire dissuasive.
Si le régime iranien comme le peuple veulent éviter la guerre civile, les autorités doivent opérer au plus tôt des réformes importantes et structurelles, car c’est là le meilleur moyen pour déjouer les complots extérieurs et éviter l’implosion du pays, du moins si les autorités comme la population souhaitent réellement le bien du pays.
Une figure intellectuelle (qui n’a pas d’ambitions d’occuper une fonction politique) qui pourrait faire office de consensus au sein de la population dans sa vision de l’Iran (son histoire religieuse, sa civilisation antique et islamique), de la science, de la spiritualité, de la littérature, de la philosophie et de la Religion, serait Seyyed Hossein Nasr, globalement appréciée par toutes les personnes qui l’ont étudié ou connu. Son père était le médecin de la famille royale du temps des Pahlavi, il a étudié aussi bien en Iran qu’aux USA, sa formation englobe les sciences religieuses, les sciences dures et les sciences humaines, la philosophie, l’histoire, la métaphysique, l’art, etc., s’interdisant tous les extrêmes comme les extrémistes laïcs, racialistes, religieux identitaires, matérialistes, suprémacistes identitaires laïcards et bourgeois, islamophobes, etc. En effet, les pro-Pahlavi ou autres suprémacistes aiment bien faire référence à l’empire Perse préislamique, fondée en partie sur le Zoroastrisme mais aussi la dureté politique de l’époque, alors même qu’ils reprochent tout cela au régime actuel (pourtant plus souple et plus tolérant que de nombreux empereurs et rois perses du passé), et que ce qu’ils reprochent à l’Islam par ignorance (la polygamie, le voile, la peine pour les apostats, voleurs, blasphémateurs, opposants politiques, etc.) existaient aussi du temps des rois et empereurs perses dont la Religion d’État était le Zoroastrisme, politique et pratiques similaires que l’on pouvait retrouver aussi dans les régions dominées par le Christianisme, le Judaïsme ou d’autres communautés religieuses ou culturelles, et ce bien avant l’Islam Muhammadien (qu’il faut cependant distinguer du “droit musulman”, qui lui inclut des pratiques qui ne proviennent parfois pas de l’Islam mais des coutumes sociales préexistantes, émanant d’autres communautés religieuses ou culturelles) (9).
Les dérives du clergé shiite iranien que l’on observe relèvent de ce que l’Islam condamne, à savoir la corruption mêlée à l’hypocrisie des pseudo-religieux (et au sein du régime iranien, beaucoup de soi-disant mollahs ne sont même pas des Musulmans, ou en tout cas des religieux pratiquants, mais des laïcs voulant profiter des privilèges de l’État, les mêmes qui changent d’idéologie à chaque nouveau changement de régime, ou qui étaient au pouvoir à l’époque du Shah, sans même parler de certains agents israéliens ou américains qui se font passer pour des mollahs ou des imâms sunnites ou réformistes comme cela a été documenté dans plusieurs pays, y compris occidentaux).
En cela, ils sont similaires à ce qu’on pouvait reprocher aux dérives du clergé catholique en Europe, du clergé zoroastrien dans la Perse sassanide (du 4e au 6e siècle surtout, avant l’arrivée de l’islam), de la corruption du système de castes dans le sous-continent indien, ou à notre époque, des mêmes dérives en milieu « laïc » en France (avec la mafia d’État laïc ou sioniste, les loges maçonniques et les oligarques) ou en Iran à l’époque du Shah et des réformateurs dits laïcs, ou bien dans les régimes athées et communistes dans l’ex-URSS, dans l’Albanie communiste d’Enver Hoxha, de la Corée du Nord ou bien encore des oligarques en Russie, en Ukraine, aux Etats-Unis, etc. Bien que les formes de façade changent, le fond est toujours là, où la corruption politique perdure toujours à différents degrés : « Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » (Qur’ân 61, 2). « Et quand on leur dit : « Ne semez pas la corruption, l’insécurité, la terreur et le désordre sur la terre », ils disent : « Au contraire nous ne sommes que des réformateurs ! » (Qur’ân 2, 11).« Allâh ordonne la justice et l’équité, la bienfaisance, et de donner (aussi des biens) aux proches [dans ce qui leur est nécessaire et bénéfique], et Il interdit la turpitude, le blâmable, la tyrannie et l’injustice, ainsi peut-être vous souviendrez-vous (de ce qui est juste et convenable) » (Qur’ân 16, 90).
L’Iran devrait ainsi abandonner son Shiisme d’État (qui n’incarne ni l’islam originel, ni même le Shiisme traditionnel), tout comme l’Arabie Saoudite l’a fait avec le Wahhabisme depuis les années 2020, car il s’agit d’idéologies clivantes qui opèrent par ailleurs une discontinuité et une forme de contradiction et de schizophrénie dans l’histoire civilisationnelle de ces 2 pays. Dans le cas de l’Arabie Saoudite, le wahhabisme a opéré une rupture traumatisante et radicale avec l’Islam traditionnel et orthodoxe sunnite (malikisme/hanafisme/shafi’isme/hanbalite pour l’école juridique, le tasawwuf pour la dimension spirituelle, et les écoles théologiques ash’arites, maturidites et atharites qui prédominaient pendant plus de 1000 ans dans la péninsule arabique depuis l’ère des Salafs) en plus de nourrir la haine de l’autre et le sectarisme. Dans le cas de l’Iran, la Perse islamique avait été un bastion du sunnisme traditionnel pendant près de 1000 ans avant l’arrivée des Safavides (qui avaient imposé le Shiisme par la force pour se distinguer de l’identité sunnite de l’Empire ottoman, alors dynastie rivale), et dont les plus grands poètes, savants, scientifiques (Ibn Sina devenu sunnite/sûfi, Al-Birûnî, Ibn Al-Haytham, Nasr ud-Dîn Tûsî devenu Süfi, Fakhr ud-Dîn Ar-Râzî, Qutb ad-Dîn al-Shirâzî, les frères Abû Hâmid et Ahmad Al-Ghazâlî, etc.) et maîtres spirituels du monde persan étaient des sunnites rattachés au Tasawwuf comme Sâdi, Rûmî, Nizâmi, Attâr, Jâmi’, Baha’î, Hafez, Sanâ’î, etc. Ce sont d’ailleurs des figures littéraires, religieuses, spirituelles et scientifiques qui sont à peu près appréciées grandement par toutes les couches de la population (Azéris, Kurdes, Arabes, Tajiks, Iraniens, etc.) qui se refusent au sectarisme et qui sont plutôt sensibles à l’éthique, à la littérature, à l’histoire et à la religion, et même de nombreux Iraniens laïcs les apprécient, souvent ne se doutant pas qu’ils étaient des grandes figures du Sunnisme et du Tasawwuf.
Dans tous les pays musulmans, il faudrait revenir avant tout à un panislamisme fondé sur l’islam essentiel, c’est-à-dire de son noyau dur et fondamental (les 5 piliers de l’islam, les 6 piliers de la foi, les fondements de la justice, de la sagesse, de la bonté, de la douceur et de la compassion dans les rapports sociaux, etc.) et s’éloigner des avis humains qui se sont accumulés au fil du temps et qui entrainent le sectarisme, le fanatisme, l’injustice ou l’oppression et qui sont des tares que l’Islam condamne fermement.
Depuis le 20e siècle, le peuple iranien aura souffert de la politique britannique (de 6 à 11 millions morts), de la dictature séculariste de Reza Shah (équivalent de la tyrannie instaurée par le réformiste laïc Atatürk en Turquie) jusqu’en 1941, puis de la SAVAK (police militaire secrète laïque pilotée par le Mossad, la CIA et le MI6) de 1957 à 1979, des hypocrites, laïcs et pseudo-religieux parmi les Mollah et les Pasdaran depuis 1979, en passant par les sanctions occidentales de la fin du 20e siècle jusqu’à nos jours (avec des millions de victimes indirectes), la guerre Iran-Irak poussée par les USA et Israël (environ 2 millions de morts en 8 ans de conflit dans les années 1980), et de nombreuses victimes également en 2025 par USraël lors de la guerre des 12 jours. Depuis janvier 2026, alors que la majorité des Iraniens ne veulent pas de Reza Pahlavi, ce dernier manipule les Iraniens pour les envoyer à la mort pendant que lui-même vit dans l’opulence (avec l’argent volé au peuple iranien) et à l’abri sur un autre continent.
Que ce soit en Occident, en Israël, en Russie, en Inde, en Chine, au Maghreb, en Afrique, en Iran, en Turquie ou dans les pays arabes du Moyen-Orient, les suprémacistes n’ont jamais rien apporté de bon, ni à l’Humanité ni à leur propre peuple, ne faisant que rajouter plus de violence et de confusion, et donc plus de souffrance pour tout le monde. Un monde sans compassion, sans morale, sans sacralité, sans justice, sans spiritualité ni éthique, ne peut que signifier la fin de l’Humanité. Le monde moderne aura été l’époque de tous les extrêmes, et aussi la plus sanglante – de la main de l’être humain – non seulement de toute l’Humanité, mais aussi pour toutes les espèces animales et végétales.
Notes :
(1) A ce jour, les meilleures analyses sur la Syrie d’Assad dans le paysage francophone sont celles de l’auteur de la chaine YouTube Syrianfact, lui-même franco-syrien, que l’on pourrait compléter avec les analyses du Shaykh shiite Subh al-Tufayli, anti-impérialiste et anti-Assad, et ex-secrétaire du Hezbollah qui se refuse au manichéisme et au sectarisme. Voir par exemple “Syrie : la résistance des Assad, la blague du siècle”, Syrianfact, 2012. https://youtu.be/btuD8YZjFrY et “Former Hezbollah leader slams group as US-Russia agents”, Middle East Eye, 4 octobre 2016 : https://youtu.be/zVJL0nTv8Rw
(2) Le média indépendant The News, sur leur chaine YouTube comme Twitter, publie de nombreuses archives vidéos démontrant cela. https://x.com/TheNews_Fr ; Sous François Mitterrand déjà, le rôle influent des francs-maçons était reconnu officiellement : “François Mitterrand reçoit les francs-maçons”, INA Politique, 15 mai 1987 et rediffusé le 2 juillet 2021 : https://youtu.be/e0_JtBc1m-k ; la chaine YouTube Alexandre Lebreton publie aussi des enquêtes plus poussées et souvent sérieuses – mais pas toujours – sur les dérives pédocriminelles, anti-démocratiques et mafieuses qui existent chez certains groupes de franc-maçons et qui empêchent toute souveraineté et élections libres en France : https://www.youtube.com/c/AlexandreLebreton/videos
(3) Voir par exemple les analyses et enquêtes des médias indépendants Karl Zéro, Juste Milieu et KaLeeVision dans la sphère francophone. Cf. “La vérité sur l’affaire Epstein ?”, @KaLeeVision XPLIX”, Canard Réfractaire, 14 novembre 2025 : https://youtu.be/2k56pcXRN5o ; “Epstein : Mossad-suicide : les révélations”, Omerta, 20 décembre 2025 :
https://youtu.be/mCwWqBoGF5Y ; “Trump est une escroquerie (Epstein, guerres, DOGE, etc.)”, Juste Milieu, 27 juillet 2025 : https://youtu.be/h4gMlcVTIcs ; “PUFF DADDY – DIDDY : pire que l’affaire EPSTEIN ? “, Juste Milieu, 7 octobre 2024 : https://youtu.be/DZu5lmEfpyA ; “Affaire DIDDY : le volet français + NOUVELLES RÉVÉLATIONS ! (Maroc, Epstein, Debbouze, Depardieu)”, Juste Milieu, 17 janvier 2025 : https://youtu.be/AaTLiBrZY38
(4) Exemple ici où Israël diffuse des vidéos et photos truquées concernant les manifestations en Iran pour renforcer la colère et la haine, en faisant croire que des policiers agressaient la foule alors que la vidéo originale montrait un policier qui s’exprimait avec un mégaphone, comme relayé aussi par France Info : https://x.com/EditionsHanif/status/2010758350091526316 ; toujours sur France Info il avait été observé que la mise en avant de Reza Pahlavi comme nouveau dirigeant de l’Iran ne venait pas de l’Iran mais des USA et d’Israël dans un but de manipulation, suivie après par une infime partie des Iraniens de la diaspora et du pays : France Info, 12 janvier 2026 par Guillaume Ancel : https://x.com/franceinfo/status/2010821041073910056 ; Scandale confirmé par des sources israéliennes indépendantes comme Haaretz : “The Israeli Influence Operation Aiming to Install Reza Pahlavi as Shah of Iran”, 3 octobre 2025 : https://www.haaretz.com/israel-news/security-aviation/2025-10-03/ty-article-magazine/.premium/the-israeli-influence-operation-in-iran-pushing-to-reinstate-the-shah-monarchy/00000199-9f12-df33-a5dd-9f770d7a0000

(5) “Le Mossad israélien dit soutenir « sur le terrain » les manifestants en Iran”, L’Orient-Le-Jour, 31 décembre 2025 : https://www.lorientlejour.com/article/1490016/le-mossad-israelien-dit-soutenir-sur-le-terrain-les-manifestants-en-iran.html

(6) Le mouvement terroriste, extrémiste, propagandiste et suprémaciste sioniste pro-Pahlavi Association Femme Azadi a relayé l’information – en soutenant cet acte – de 25 mosquées incendiées, en précisant que s’ils obtenaient le pouvoir, ils installeraient un régime totalitaire islamophobe et suprémaciste, tout en soutenant le régime génocidaire, colonialiste, mafieux, criminel, suprémaciste et terroriste sioniste : Association Femme Azadi, 10 janvier 2026 : https://x.com/femmeazadi/status/2010059801037062456 ; cette association est connue pour leur désinformation systémique envers le peuple iranien, son régime actuel, son histoire, son identité civilisationnelle et religieuse, falsifiant l’histoire pour le compte du narratif sioniste et néo-pahlavi (en totale opposition avec celle de l’ancien Shah Muhammad Reza Pahlavi, hostile au sionisme suprémaciste, ouvertement religieux et qui avait pourtant fait construire des centaines voire des milliers de mosquées en Iran, et qui appelait pour un Islam pur éloigné des instrumentalisations ou déviations humaines et politiques). Cette association justifiait ou excusait selon les cas le terrorisme et les massacres contre les femmes, les enfants et les vieillards par l’armée israélienne en Palestine, en Syrie, au Liban, au Yémen et même en Iran lors de la Guerre des 12 jours en 2025.

La laïque et avocate iranienne Chirinne Ardakani, opposante au régime iranien dénonçait aussi les suprémacistes pro-Shah qui menaçaient de mort et d’égorgement quiconque ne soutenait pas Reza Pahlavi, dans l’émission C Ce Soir du 12 janvier 2026 où étaient invités des franco-iraniens anti-régimes qui manquaient cependant globalement de nuances et de lucidité : https://x.com/denkinte_2/status/2010853439127879754

(7) Clash Report, 11 janvier 2026 : https://x.com/clashreport/status/2010316275759640853
(8) Ce n’est donc pas le peuple dans son ensemble qui sort contre le régime, mais une partie conséquente du peuple qui sort contre le régime et une autre partie conséquente du peuple : https://x.com/EditionsHanif/status/2010814250067873849 et Camille Moscow, 12 janvier 2026 : https://x.com/camille_moscow/status/2010708410199642432
(9) Que ce soit le Qur’ân ou la Sunnah la mieux établie sur le plan historique, il n’est nullement exigé de punir les négateurs de la Foi, les hérétiques ou les apostats pour leurs croyances ou leurs idées, mais seulement de neutraliser ceux qui, parmi eux ou même parmi les dits musulmans, cherchent à détruire l’État ou attaquer les citoyens tout en y semant la zizanie, la débauche, le chaos, la terreur ou l’insécurité. En somme, l’Islam autorise la liberté de conscience, mais demande aux autorités de veiller à ce que tous les citoyens (Musulmans ou non) soient protégés et d’empêcher les fauteurs de trouble qui provoquent ou incitent à la violence contre les citoyens ou contre l’État légitime et globalement juste (même si perfectible). L’Islam autorise aussi les débats critiques (mais respectueux) envers l’Islam et les autres religions, sans que cela ne vire à l’humiliation envers leurs idoles ou figures sacrées ni à l’oppression envers leurs adeptes. Ce n’est que plus tard, après l’ère des Compagnons, sous les différents empires islamiques (où l’islam se mélangeait aux coutumes de l’époque et des pratiques et conceptions des autres communautés culturelles, philosophiques et religieuses), que certains érudits ou dirigeants ont inséré, déformé ou sacralisé des récits douteux, apocryphes ou décontextualisés pour justifier leur répression politique à des fins mondaines ou idéologiques, éloignées des finalités et des principes de la Religion. Le Qur’ân demande en effet au Prophète (ﷺ) et aux Croyants d’endurer ou d’ignorer les propos désagréables qui les visent personnellement, ou le cas échéant, d’y répondre avec intelligence, sagesse et piété. De même, dans les Sahihayn d’Al-Bukhari et Muslim, on trouve parmi les récits les mieux authentifiés, plusieurs exemples où des apostats, des hypocrites et des hérétiques allaient même jusqu’à critiquer ou menacer le Prophète (ﷺ) dans sa personne, mais il répondait avec sagesse et intelligence, tout en pardonnant. Il n’appelait pas à les tuer ni à les emprisonner. Cependant, quand c’était des femmes ou des innocents qui étaient menacés ou persécutés, il s’opposait à leurs agresseurs, prenait la défense des faibles et des innocents, et appliquait la justice sur les criminels et les injustes.
Article mis à jour le 14 janvier 2026 à 15h02.
