De la lutte contre le terrorisme en France

Depuis les années 1960 le terrorisme d’extrême-droite en France a fait officiellement plus de 2200 morts (sans compter les attaques terroristes qui ont été classées dans de simples homicides volontaires et faits divers par les autorités officielles pour des raisons politiques et idéologiques) sur plus de 500 attentats et des dizaines d’attaques terroristes d’Extrême-droite ont été déjouées depuis 2017. Officiellement (chiffres surévalués car imputant à des islamistes des actes qui sont commis par des kharijites et commandités par des sionistes, tous 2 ennemis déclarés des Musulmans, et classant des attaques de gens souffrant de schizophrénie et de troubles psychiatriques comme des attaques terroristes uniquement pour gonfler les statistiques dans leurs rapports) on estime à environ 330 morts sur 72 attentats – en vérité nettement moins comme précisé précédemment -, imputés à des groupes jihadistes ou pseudo-jihadistes. Le terrorisme d’extrême-droite en France c’est donc plus de 600% de plus de victimes tuées que le terrorisme kharijite (pseudo-islamiste) même – et surtout – en incluant ceux dont les éléments ont pointé du doigt comme commanditaire le régime israélien avec le Bataclan en novembre 2015, ou encore la DGSI et leur agent M. Merah – voir les enquêtes documentées par le média Panamza (1) ainsi que WikiLeaks et d’autres médias), ainsi que le terroriste islamophobe de Nice qui détestait les Musulmans pratiquants et même les Arabes, préférant fréquenter la mouvance sioniste – informations connues de son entourage, des témoins et de ses propres paroles avant l’attaque, mais pas du tout relayées par les grands médias officiels).

L’Islam interdit moralement de tuer les non-Musulmans pacifiques qui ne combattent pas injustement les Musulmans ou leurs concitoyens non-Musulmans partout dans le monde. L’Islam interdit et sanctionne aussi juridiquement ceux qui s’en prennent aux citoyens non-musulmans (dhimmis) qui vivent en terres d’islam ainsi que tout autre non-musulman lié par un traité (‘ahd ; mu’ahid) ou une parole donnée par un musulman (homme ou femme, dirigeant ou simple citoyen) comme le sont les touristes ou les citoyens des pays signataires de l’ONU ou des traités bilatéraux entre pays, interdisant donc le terrorisme ou le meurtre de non-musulmans pacifiques partout en Occident comme en Orient. Cela découle du Qur’ân (cf. 60/7-9, 4/90, 8/61, …) (2), de la Sunnah (cf. Sahih Muslim, Sahih al-Bukhari, Musnad Ahmad, …) (3) et même de l’avis retenu dans les 4 grandes écoles juridiques sunnites (ce sont aussi les avis des savants médiévaux comme At-Tahâwî, At-Tabarî, Ibn Kathir, Ibn Qudama Al-Maqdisî, Al-Qurtûbi, Shihâb ud-Dîn al-Qarâfî, …) (4) ainsi que par les savants sunnites traditionnels reconnus de notre époque (Muhammad Al-Ya’qubi, ‘Abdal Hakim Murad, Al-Habîb ʿUmar Ibn Hafîz, Wahba Az-Zuhaylî, Al-Habîb Abû Bakr Al-ʿAdanî Ibn ʿAlî Al-Mashhûr, Muhammad ʿAlawî Al-Mâlikî, Habib Muhammad as-Saqqâf, Habib Kazim as-Saqqâf, …) et les maîtres du Tasawwuf de notre temps, ainsi que même chez des savants salafis connus.

Du point de vue historique, les attentats terroristes de groupes kharijites ont commencé depuis l’existence de l’entité sioniste et de l’impérialisme américain que l’on sait impliquée dans plusieurs groupes et attentats terroristes, dont le rôle prépondérant de la CIA et du Mossad comme le disait un ancien haut-responsable du FBI mort en 2011 Ted Gunderson (5). Et comme l’a énoncé explicitement le Prophète (ﷺ), les khawarij/terroristes ne font pas partie de sa communauté car ils ne respectent ni morale ni traité, s’attaquant aux croyants comme aux incroyants pacifiques parmi les dhimmis ou les autres (cf. Sahih Muslim) et sont des renégats extrémistes qui ne bénéficieront pas de son intercession à l’instar des dirigeants criminels et tyranniques (cf. At-Tabarânî dans Al-Mu’jam Al-Kabîr), ces 2 catégories étant classées parmi celles des ennemis d’Allâh, de l’Islam, de la Ummah islamique et de l’Humanité, car ils menacent la vie, la sécurité et la dignité des citoyens pacifiques, qu’ils soient croyants ou non-croyants.

Historiquement, les premiers mouvements terroristes dans les régions du Proche et du Moyen-Orient au sens moderne du terme sont les mouvements sionistes (qui formeront ensuite l’entité politique israélienne) Lehi, Irgoun, Haganah et le Palmah, qui commettront des centaines d’attentats terroristes contre des civils Arabes et occidentaux au début du 20e siècle, et ce alors même que les forces Arabes les protégeaient et acceptaient l’installation de colons sionistes venus des pays occidentaux, mais qui très tôt, se révèleront violents et expansionnistes, pillant et volant les terres et les biens appartenant aux locaux Arabes, comportement d’ailleurs dénoncé par les Juifs Palestiniens qui vivaient là depuis de nombreuses générations. Durant la même période, plus au nord cette fois-ci, dans ce qui restait de l’Empire ottoman, on recensait aussi un attentatterroriste le 21 juillet 1905, quand le FRA (Fédération révolutionnaire arménienne) un mouvement terroriste anarchiste, piloté et soutenu aussi par l’impérialisme franco-britannique de l’époque pour dépecer l’Empire ottoman, menait des attaques terroristes pour des raisons politiques et idéologiques. L’attentat cibla la mosquée Yildiz à travers l’opération Nejuik. Ils utilisèrent un chariot piégé qui fit 21 morts et 58 blessés.

Quant à notre époque, là aussi, les faits montrent une corrélation entre la présence de l’impérialisme occidental au Moyen-Orient et l’augmentation d’activités terroristes, soit de façon directe soit de façon indirecte comme conséquences logiques du chaos et du terrorisme d’Etat de la politique occidentale dans la région (comme pour l’Afrique d’ailleurs, avec les mêmes conséquences désastreuses). Une étude américaine avait d’ailleurs montré la corrélation entre la politique américano-israélienne au Moyen-Orient et la montée des attentats terroristes dans le monde musulman (là où c’était très rare avant les années 2000). L’étude, publiée au sein de l’Université de Chicago (USA), par le département des sciences politiques (Department of Political Science) dans le cadre du projet “Chicago Project on Security & Terrorism”, parue le 15 décembre 2016, dévoilait le nombre (officiellement répertorié) d’attaques suicides dans différents pays, avant que l’Occident ne se mêle d’une façon ou d’une autre, des affaires internes des pays en question.
Avant 2003 : Irak (0 attaques suicides), Afghanistan (2), Pakistan (3), Syrie (0), Lybie (0).
Après 2003 : Irak (2152 attaques suicides), Afghanistan (1143), Pakistan (513), Syrie (259), Lybie (44).
De 1982 à 1994, dans les pays en question, aucune attaque suicide n’a été rapportée, et 1 seule l’a été en 1995.
De 1996 à 2000, aucune n’a été recensée non plus.
En 2001, on en décompte une seule, puis en 2002 on en recense 3.
Entre 1982 et 2002, on recense donc 5 attaques suicides au total pour les 5 pays concernés, avec un total de 47 morts et de 135 blessés.
Ensuite à partir de 2003 (où les Etats-Unis ont relancé leurs campagnes militaires au Moyen-Orient ainsi qu’en Lybie), le nombre d’attentats suicides et de victimes augmentent brusquement, puisque l’on dénombre 40 attaques suicides pour 301 morts et 1084 blessés, soit environ 8 fois plus d’attaques que durant les deux décennies précédentes.
Puis entre 2003 et 2016, on recense environ 4111 attaques suicides, 37678 morts et 87 728 blessés. Par conséquent, loin d’être un facteur de stabilité et de paix dans la région, les Etats-Unis ont contribué directement et indirectement selon les cas, a instauré ou accentué le chaos et les conflits dans la région.

En Afrique, des spécialistes faisaient remarquer que depuis le début de l’intervention (et occupation) militaire française dans les pays du Sahel (afin d’en faciliter le pillage économique et la domination politique) après les années 2010, sous les dictateurs français François Hollande puis Emmanuel Macron (puisque sa propre définition de la dictature décrit très bien le système politique français et son règne), que les activités terroristes avaient considérablement augmenté. Et même si après l’expulsion des troupes françaises de plusieurs pays d’Afrique, les troupes ou mercenaires pro-Russes ont pris le relais (là aussi pour le contrôle de plusieurs mines et ressources importantes), et en commettant eux aussi, comme les troupes françaises, des crimes de guerre contre des populations civiles, le terrorisme n’a pas disparu, et les régimes sécularisés et autoritaires de la région perdent du terrain face aux groupes armés (terroristes, mercenaires ou autres selon les cas).

La guerre de l’impérialisme occidental, de 2001 jusqu’à nos jours, a fait plus de 4 millions de victimes civiles rien que dans le monde musulman, des dizaines de millions de déplacés et causé l’émergence (directe ou indirecte selon les cas) de plusieurs groupes terroristes kharijites, séparatistes, marxistes ou sécularistes, dont les méfaits et les conséquences perdurent encore jusqu’aujourd’hui. Les attaques de la coalition internationale (dont les USA et la France ont fait partie) en Irak et en Syrie ont causé la mort de plus de 30 000 civils, soit 100 fois plus, et sur une période bien plus courte, que les attaques attribuées (parfois à tort) aux islamistes en France. Malgré cela, dans leur immense majorité, les Musulmans ont su se montrer dignes, respectueux, accueillants ou patients face aux nombreuses humiliations, persécutions et attaques qu’ils ont subi, et objectivement, les Musulmans par rapport à leur nombre, sont sous-représentés dans les attaques terroristes. Alors que les Musulmans représentent environ 20% de la population mondiale, plus de 90% d’attaques terroristes dans le monde (que ce soit avant les années 1980, 2000, 2010 et 2023 ou même après) sont le fait de groupes non-musulmans (extrême-droite, extrême-gauche, séparatistes, mercenaires comme le M23 au Congo, sionistes, suprémacistes blancs, sécularistes comme les RSF au Soudan par exemple, etc.). Il est évidemment alarmant que selon les états (dont les USA, la France, Israël, la Russie et la Syrie d’Assad pour ne citer qu’eux),la définition du terrorisme est occultée ou dénormée selon leurs intérêts politiques, et d’en faire un usage arbitraire, tout en refusant d’utiliser un tel qualificatif quand les auteurs sont sionistes ou d’extrême-droite ou font partie du camp opposé dans un conflit armé et alors même qu’ils ne commettent pas forcément d’actes terroristes, et ce afin de falsifier en quelque sorte les rapports officiels sur le terrorisme ou pour tronquer le narratif qu’ils veulent imposer ou diffuser pour l’opinion publique. Par exemple, s’en prendre volontairement (menaces de mort, agressions physiques, meurtres, tortures, enlèvements, etc.) à des civils et détruire leurs biens ou leurs maisons pour des motifs idéologiques, politiques ou racistes, relève d’une forme de terrorisme. Et pourtant, les médias officiels occidentaux ne décrivent pas les colons sionistes (parmi les militaires ou les simples milices) qui massacrent, tuent, terrorisent et pillent les vies et les biens appartenant à des civils Palestiniens ou Libanais dans la région, et donc ils ne comptabilisent pas les plus de 10 000 attaques terroristes qui ont ciblé les Palestiniens de Cisjordanie de 2023 à 2025 – sans compter les attaques terroristes antérieures à 2023 -, ni les plus de 10 000 civils Palestiniens kidnappés par des colons ou soldats israéliens en territoire palestinien. Et nous mettons à part la question du terrorisme d’Etat, là aussi pratiqué par de nombreux pays (les USA, Israël, la Russie, la France, le régime syrien sous Assad, le Royaume-Uni, etc.) qui sont des faits très bien documentés en Irak, en Palestine, au Soudan, en Somalie, en Libye, en Afghanistan, au Liban, au Yémen, en Iran, en Syrie, etc. lorsque les attaques et bombardements occidentaux ou israéliens avaient terrorisé les populations civiles dans ces pays, ou encore dans le cadre du conflit russo-ukrainien où les frappes russes comme ukrainiennes ciblent des zones civiles fréquentées par des civils. Quant au 10% d’actes terroristes imputables à des groupes comme Daesh ou Boko Haram, ils visent en grande majorité la population musulmane, les pays musulmans et les mosquées, et ne le font pas au nom de l’Islam, en ce sens que leurs motivations sont essentiellement économiques et politiques, et que même face à l’Occident, Daesh avait affirmé qu’ils agissaient en vertu de la loi du talion sur le plan militaire, laissant les non-musulmans sous leur autorité en paix tant qu’ils reconnaissaient leur autorité politique et n’appelait pas à frapper les pays non-musulmans qui ne prenaient pas part à la coalition internationale contre eux lorsqu’ils disposaient d’un pro-état : « Si vous nous attaquez pas, nous ne vous attaquerons pas. Mais si vous nous bombardez et que vous tuez nos civils, on fera la même chose contre vous ». Mais comme on l’a vu, Daesh ne se soucie nullement de l’Islam et de ses préceptes dans leur façon d’agir puisque l’Islam interdit de tuer les gens de façon indiscriminée, qu’ils soient croyants ou non, et surtout pas de cibler volontairement des zones civiles ou des personnes sans aucun lien direct avec le conflit ou un pouvoir décisionnel réel sur la politique extérieure du pays. Agir comme ils le font, ce n’est pas seulement irresponsable et détestable sur le plan stratégique, mais c’est aussi théologiquement, juridiquement et moralement interdit (harâm), faisant partie des plus grands péchés et d’une permission donnée aux Musulmans et surtout aux responsables politiques et aux forces armées de les neutraliser au plus vite pour empêcher leur mal de se répandre davantage. Sur les réseaux sociaux, certains comptes affiliées à Daesh étaient tolérés, et on pouvait voir que plusieurs de leurs apologistes n’hésitaient pas à se moquer des versets du Qur’ân, des paroles prophétiques ou des avis solides des savants ou érudits Musulmans qui montraient la nature déviante, erronée et anti-islamique de leur politique ou de leurs actes criminels, ne se souciant guère de la sacralité de la Religion ni de la vérité théologique, préférant suivre leurs passions et leur idéologie mortifère plutôt que les préceptes religieux les plus explicites et fondamentaux de l’Islam. D’ailleurs, leur rhétorique sur les actes annulatifs de l’Islam se retourne contre eux, puisqu’ils rendaient licites des choses que l’Islam interdisait clairement par ses principes ou par ses textes explicites, et ils rendaient illicites des pratiques que l’Islam décrétait comme licites, et ce même en connaissance de cause. Ni Daesh, ni Boko Haram ne peuvent donc être qualifiés de Musulmans ou d’islamistes en tant que groupe ou projet. Les autres mouvements, que l’on pourrait qualifier peut-être d’islamistes ou de jihadistes, comme Al-Qaïda et ses différentes branches par exemple, eux sont effectivement différents, en ce sens qu’ils sont plus élaborés et plus nuancés dans leurs discours et actions, sauf peut-être chez certains agents infiltrés ou véritables extrémistes qui ont radicalisé toute une branche d’Al-Qaïda, en justifiant les attentats aussi contre les civils par une dénaturation du concept de la loi du talion, qui en Islam ne s’applique que sur les criminels et non pas sur leurs proches ou leurs voisins, alors que pour certains d’entre eux, si leur ennemi tue 200 de leurs civils, ils peuvent en faire autant (mais pas plus), ce qui est grave et illicite du point de vue islamique, mais qui est moins violent et horrifiant que les meutres de masse sans limite qu’ont commis les forces d’occupation américaines ou britanniques en Irak et en Afghanistan ou les forces israéliennes d’occupation en Palestine et au Liban. Dans le cas d’Al-Nusra en Syrie, quand ils avaient rompu avec Al-Qaïda, et allant même jusqu’à les combattre par la suite, il y avait l’interdiction formelle de tuer les civils (Musulmans ou non) ainsi que l’ordre – conformément à l’islam dans ce cas-ci également – de protéger les minorités religieuses qui étaient sous leur responsabilité. Les auteurs d’exactions (au sein de leur propre groupe) étaient alors généralement réprimés et emprisonnés. Encore aujourd’hui, sous Al-Nusra devenu HTS puis désormais gouvernement temporaire de la Syrie, les radicaux et extrémistes de tendance assadiste ou wahhabite qui menacent la paix sociale ou la stabilité du pays sont emprisonnés, et ce depuis plusieurs années déjà. Dans le cadre de la guerre en Syrie, beaucoup de mercenaires passaient d’un groupe à l’autre par opportunisme, désaccord, appât du gain ou par nécessité, et c’est pour cela que l’on retrouvait beaucoup de mercenaires peu ou pas religieux dans les différentes brigades armées, rejoignant tantôt Daesh, tantôt Al-Nusra, l’ASL (l’Armée Syrienne Libre opposée à Daesh aussi bien qu’à Assad) ou encore les forces loyalistes assadistes ou les forces marxistes des FDS – tous deux qualifiées de terroristes pour leurs nombreux crimes et attentats contre des civils -, et qui ont tués et fait bien plus de victimes civiles que le groupe de Jahbat Al-Nusra. Et depuis 2022, les forces assadistes comme les FDS (soutenus par l’Occident) avaient tué et torturé plus de civils même que Daesh. selon le rapport du SNHR (Syrian Network For Human Rights) de 2023 et 2024, et qui est plus fiable que l’OSDH, dénoncée à plusieurs reprises pour sa propagande et ses chiffres peu fiables (en plus du fait de parler de civils quand il s’agissait de combattants armés ou criminels liés au narcotrafic comme dans leur publication de novembre 2025). Et en 2024, toujours selon le même rapport du SNHR, le régime d’Assad, les FDS, Israël et la Russie étaient en tête des forces ayant tué le plus d’enfants, dépassant Daesh dans le classement.

Ainsi, les Musulmans soucieux de leur religion et d’incarner ses valeurs fondamentales (justice, bienveillance, paix, sagesse, compassion, bonté, amour bienveillant, etc. que l’on retrouve dans le Qur’ân et la Tradition prophétique), en plus des 5 piliers de l’islam et des 6 piliers de la foi, et qui forment l’essentiel et les fondamentaux de l’Islam que tous les Musulmans sont tenus d’accepter (d’autant plus qu’ils font consensus contrairement aux interprétations diverses portant sur des éléments plus secondaires ou même extérieurs à l’islam mais qui ont été introduits ultérieurement dans le droit ou dans les querelles théologiques) ne peuvent avoir objectivement aucun lien en soi avec le terrorisme. Ce n’est donc pas toute une communauté qu’il faut associer à des criminels, mais uniquement ceux qui, objectivement par leurs discours ou leurs actes, justifient ou commettent un acte terroriste, car condamner cela et agir avec justesse contre ceux qui menacent la sécurité des citoyens, font justement partie de l’Islam.

Pourtant, les médias officiels continuent de désinformer, d’alimenter les suspicions et les amalgames sur toute la communauté musulmane, qui elle est triplement victime du terrorisme ; premièrement par l’extrême-droite sioniste, deuxièmement par les kharijites (comme Daesh) et troisièmement par l’État français qui continue de persécuter les chercheurs et les imâms qui condamnent l’islamophobie en même temps que le terrorisme, la criminalité et la délinquance, et qui appellent à respecter les droits des Musulmans et le vivre-ensemble. De même, alors que l’extrême-droite représente un danger réel, les médias et le pouvoir politique reprennent leurs thèses mensongères et leurs incitations à la haine tout en leur déballant le tapis rouge et sans sanctionner ceux qui appellent constamment à la haine ou à la guerre civile en France, bien au contraire même, ils reçoivent même des subsides de l’État français, ainsi que des financements d’un régime génocidaire, coloniale et terroriste et de plusieurs oligarques d’extrême-droite.

Quelques faits à retenir aussi histoire d’y voir plus clair.
On estime le nombre de Musulmans en France entre 6 millions (fourchette basse) et 20 millions (fourchette haute), soit une importante minorité en France, et parmi eux plusieurs millions de pratiquants depuis plusieurs années. Or si la pratique de l’islam est enracinée en France depuis des décennies et que des millions de Musulmans (l’écrasante majorité) sont bien intégrés dans le pays et ne sont pas connus pour des faits de criminalité ou de terrorisme, c’est que l’Islam (dans ses principes universels, ses piliers et ses finalités) ne pose aucun problème. Quant aux criminels et délinquants (assassins, escrocs, dealers, etc.) issus des communautés étrangères, ils n’agissent pas selon ou au nom de l’islam mais bien contre l’Islam (qui interdit le meurtre, la violence, la brutalité, le fanatisme, la drogue et son commerce, le viol, la fornication, l’adultère, le vol, le pillage, la calomnie, etc. qui font tous partie des grands péchés qui doivent être nécessairement connus de tout musulman qui se respecte). Bien plus, la majorité des Musulmans en France enrichissent l’économie du pays (de nombreux commerces divers), participent au bon fonctionnement du système de santé (médecins, infirmiers, .pharmaciens, …), de l’éducation (enseignants, chercheurs, universitaires) et des services publics (énergie, transport, eau, …) de même que dans les domaines de la livraison, de l’ingénierie civile, des salons de coiffure, de la recherche scientifique, de la boulangerie, de la boucherie, etc.
Par ailleurs, à l’échelle mondiale, les groupes terroristes kharijites tels que Daesh et Boko Haram ont tué bien plus de Musulmans (Sunnites, Shiites, Fréristes, …) que de non-Musulmans, et on estime que près de 90 à 95% de leurs victimes sont de confession ou de culture musulmane. Eux-mêmes n’hésitent d’ailleurs pas à détruire ou attaquer des mosquées ou des tombes appartenant aux plus grands savants Musulmans du passé, comme le font, mais à une plus grande échelle, les forces ouvertement sionistes et islamophobes en Palestine, au Liban, en Syrie et ailleurs. Dans le cas syrien, le Syrien d’origine chrétienne Michel Kilo (m. 2021) et opposant au régime d’Assad disait en 2016 : : « Il y a eu des manifestations [de la part des Musulmans] contre Daesh partout où ils sont entrés. Daesh a supprimé (et éradiqué) les Musulmans. C’est quelque chose que beaucoup d’Européens n’ont pas compris. Tout musulman qui ne suit pas Daech est considéré comme un traître et un infidèle et est tué. Toutefois, si vous êtes un athée, vous avez plus de chances d’être épargné (…). Les musulmans sont tués immédiatement. Les Chrétiens qui ont décidé de rester à Mossoul ou Raqqa et qui payent [l’impôt en reconnaissant l’autorité politique de Daesh] pour être protégés ne sont pas ennuyés (…) » (6).

Les mises en scène au sein de Daesh, en mode racaille (que ce soit leurs messages vidéos à contre de l’Occident, d’Al-Nusra, d’Al-Qaïda, du Hamas, de la Turquie, des Musulmans de France ou du monde entier, etc.), nous rappellent les caricatures dans les productions hollywoodiennes, alors que l’attitude de racaille est contraire à ce que demande l’Islam, et surtout pour des Musulmans qui prétendent vouloir incarner le pouvoir politique et protéger la Communauté. On dirait qu’ils parlent comme des acteurs à qui l’on aurait demandé de réciter un texte pour effrayer les gens (Musulmans et non-Musulmans). Le criminologue et politologue Xavier Raufer qualifiait les responsables de Daesh de mercenaires au service d’autres entités politiques ou gouvernementales, et qu’aucun élément matériel lié au respect de l’islam n’avait été trouvé chez les leaders de Daesh, sans doute parce que beaucoup de responsables étaient des laïcs baathistes ou des agents étrangers (7). Daesh ne faisait généralement pas respecter les piliers de la Shar’îah sauf en quelques endroits et occasions là où certaines personnes intègres et sincères essayaient d’agir au mieux mais sans se mettre à dos les dirigeants de Daesh, car beaucoup de Savants musulmans, qui leur rappelaient que la Shar’îah était avant tout fondée sur la sagesse, la justice, la bienfaisance et la compassion, ainsi que la prise en compte des principes juridiques islamiques tels que le contexte, la progressivité, la douceur, le moindre mal, l’intérêt général, etc., étaient alors emprisonnés ou exécutés pour avoir dénoncé leurs crimes ou leurs pratiques qui étaient contraires à la Shar’îah, au Qur’ân et à la Voie prophétique. L’imâm, juriste, théologien, linguiste et exégète Ar-Râghib Al-Asfahânî (m. vers 502 H/1109) a dit dans Ad-Dharî’a ilâ Makârim : « Les plus belles pratiques de la Sharî’ah sont la sagesse, l’établissement de la justice entre les gens, la magnanimité, le bel-agir, la bienfaisance, lesquelles pratiques ont pour but d’atteindre le Paradis et d’être dans le giron du Seigneur de la Puissance ». Le Shaykh, journaliste et chercheur rattaché à l’Université d’Al-Azhar en Egypte Muhammad ‘Imâra (1931 – 2020) a dit dans Sahîfat al-Hayât (n°1086) : « L’Islam, en tant que Religion divine, est un idéal ; quant à l’instauration et l’application de la Religion par les humains, elles relèvent de la réalité. Or, il y aura toujours une marge entre la réalité et l’idéal. En raison de cette marge, il existe un stimulant qui pousse l’humain à tenter d’aller au-delà de la réalité et se rapprocher toujours plus de l’idéal visé. N’était cela, l’agenda de l’existence serait vide et les vivants connaitraient le désespoir ».

Même chose pour le groupe de Boko Haram en Afrique, notamment sous la direction de A. Shekau alias Damasack (tué en 2021), qui en outre d’être actif là où d’importantes richesses sont convoitées par d’autres pays, et qu’il a été financé par des acteurs étatiques dans la région et ailleurs, s’agitait comme un drogué, en y mêlant aussi des pratiques païennes et animistes dans son idéologie et sa pratique, et qui dirigeait son discours contre l’ensemble de la Communauté musulmane et de tous les groupes qui s’en réclamaient comme les Sunnites lambda et les Sunnites Sûfis, les Shiites, les Salafistes, etc., vidéo qui avait fait le tour du monde et qui a fait de lui la risée du monde musulman, et dont son discours a été dénoncé par tous les savants musulmans qui avaient eu l’occasion de la visionner et de s’exprimer dessus.

En conclusion, en prenant en compte les observations les plus objectives, parmi ceux qui ont commis (ou tentés d’en commettre) des attentats (souvent en lien avec des groupuscules ou agences de renseignement sans aucun lien avec la communauté musulmane en tant que telle) ne représentent même pas 0,1% de la communauté musulmane nationale. Et ce même ratio s’applique à l’ensemble des Musulmans de la planète (dont le nombre est estimé en 2025 autour des 2 milliards). Et comme on l’a vu pour plusieurs attentats qualifiés de jihadistes, des agences de renseignement ainsi que des trafiquants d’armes d’extrême droite (française comme israélienne) étaient impliqués, notamment dans la logistique et la fourniture d’armes comme l’attaque terroriste de janvier 2015 qui a tué une policière et 4 concitoyens de confession juive ont été importées en France par Claude Hermant, militant d’extrême droite, ancien membre du service d’ordre du Front national” et indic de la gendarmerie, ou pour le Bataclan en 2015 avec le trafiquant et criminel israélien Ori Zoller (cf. document de Wikileaks datant du 11 décembre 2015). Dans le cas de l’attentat de Nice de 2016, là aussi le profil du terroriste ne colle pas avec la version officielle retenue pour des raisons politiques, puisque l’auteur n’était ni un islamiste ni même musulman (il ne fréquentait pas les mosquées, ne priait pas, buvait de l’alcool, mangeait du porc, trainait dans les bars, était marié avec une femme musulmane qu’il battait et détestait tout en étant en couple avec un homme âgé de plus de 60 ans, n’aimait pas les Musulmans pratiquants ni le voile, méprisait les Arabes, fréquentait des Israéliens et des islamophobes, etc.), et la thèse de la radicalisation express ne tient pas, et même si cela était le cas, il s’agirait alors d’un détraqué mental et d’un déséquilibré, d’autant plus que des dizaines de victimes de son attentat était des personnes musulmanes dont des femmes voilées, et que là aussi, des enquêtes ont révélé des anomalies et notamment le fait que les autorités politiques de l’époque avaient levé toutes les mesures de sécurité et détruit des enregistrements (issus des caméras de surveillance) compromettants alors même qu’il s’agissait d’un événement important pour une fête nationale, ce qui interroge sur les commanditaires et l’instrumentalisation politique de ce terrible attentat.
Aux USA également, le FBI a été pris la main dans le sac également dans le financement d’attentats et la radicalisation de jeunes musulmans, scandale qui avait même fuité à l’époque en 2014 dans la presse mainstream via des ONG (8). Certains analystes, journalistes et politologues aiment bien faire le parallèle entre les attentats du Bataclan en France de 2015 et ceux du 11 septembre 2001 aux USA, car dans les 2 cas il y a une implication israélienne et la connaissance à l’avance qu’un attentat visera les différents lieux touchés, que plusieurs éléments importants ne cadrent pas avec la version officielle retenue et narrée par les autorités politiques et que des experts questionnent ou démentent (9), et que là aussi, ceux qui ont fourni les armes ou facilité les transferts bancaires sont des israéliens (pour le 11 septembre 2001, le nom du terroriste, trafiquant d’armes, de drogue, d’humains et de diamants Shimon Yelinek a été identifié) (10).

Le terrorisme est formellement prohibé de façon générale en Islam, mais plus encore particulièrement dans ou contre les sociétés pacifiques et les citoyens qui veulent vivre en paix et dans la dignité, et cette mentalité n’a aucunement sa place dans l’Islam ni même dans la conscience collective de l’Humanité.

La lutte contre le terrorisme doit d’abord commencer par arrêter les amalgames et la haine dans les médias et les discours politiques, puis par rappeler les nombreux principes et textes islamiques fondamentaux (déjà cités dans plusieurs articles) qui condamnent le terrorisme et le meurtre de civils, et ce afin que les jeunes ne soient pas manipulés par des manipulateurs terroristes ou par des agents au service de différents pays qui veulent se servir du terrorisme pour leur agenda politique.


Notes :

(1) Voir par exemple le 12 novembre 2025 : https://x.com/Panamza/status/1988736748122235052 et une enquête plus détaillée avec les armes fournies par un trafiquant israélien, 15 novembre 2025 : https://x.com/Panamza/status/1989658492580348152 et sur YouTube : “13 novembre : l’ombre d’Israël”, Panamza, 15 novembre 2025 : https://www.youtube.com/watch?v=bSnREMREA8s

(2) « Toutes les fois qu’ils allument un feu pour la guerre, Allâh l’éteint. Et ils s’efforcent de semer le désordre, la terreur et le chaos sur la terre, alors qu’Allâh n’aime pas les semeurs de désordre et de chaos » (Qur’ân 5, 64) ; « S’ils s’écartent de vous sans avoir eu à vous combattre, et s’ils vous proposent la paix, alors Allâh n’établira pour vous aucun recours (hostile) contre eux » (Qur’ân 4, 90) ; « Et s’ils inclinent à la Paix, incline vers celle-ci (toi aussi) et place ta confiance en Allâh, car c’est Lui l’Audient, l’Omniscient. Et s’ils veulent te tromper, alors Allâh te suffira. C’est Lui qui t’a soutenu par Son secours, ainsi que par (l’assistance) des croyants » (Qur’ân 8, 61-62) ; « Et si l’un des associateurs (qui a renoncé au combat) te demande asile, accorde-le lui, afin qu’il entende la parole d’Allâh, puis fais-le parvenir à son lieu de sécurité. Car ce sont des gens qui ne savent pas » (Qur’ân 9, 6) ; « Quiconque tue une personne non coupable de meurtre ou d’une corruption (semant le chaos, le fanatisme et l’insécurité) sur la terre, c’est comme s’il avait tué tout le genre humain. Quiconque sauve une personne, c’est comme s’il faisait le don de sa vie à toute l’Humanité » (Qur’ân 5, 32) ; « Combattez dans le Sentier d’Allâh (uniquement) ceux qui vous combattent ; ne transgressez pas (en agressant les gens ou en vous montrant injustes ou cruels). Certes. Allâh n’aime pas les agresseurs/transgresseurs ! » (Qur’ân 2, 190) ; « Il se peut qu’Allâh établisse de l’amitié entre vous et ceux d’entre eux dont vous avez été les ennemis. Et Allâh est Omnipotent et Allâh est Pardonneur et Très Miséricordieux et Rayonnant d’Amour. Allâh ne vous défend pas d’être bons, justes, généreux, bienveillants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la Religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allâh aime les équitables et les justes. Allâh vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la Religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. Et ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes » (Qur’ân 60, 7-9) ; « Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, qui dépensent dans l’aisance et dans l’adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui – car Allâh aime les bienfaisants qui agissent avec excellence (morale, éthique, intellectuelle et spirituelle) » (Qur’ân 3, 133-134) ; « Ô les croyants ! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allâh et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine et l’hostilité pour un peuple ne vous incitent pas à être injustes. Pratiquez l’équité et la justice : cela est plus proche de la piété. Et craignez Allâh. Car Allâh est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » (Qur’ân 5, 8) ; « Au milieu des biens qu’Allâh t’a accordés, recherche la Demeure Dernière. Ne néglige pas ta part de ce bas-monde. Sois bon, généreux, bienveillant et bienfaisant (envers les autres) comme Allâh l’est avec toi. Ne cherche (et ne sème) pas le fasâd (corruption, insécurité, désordre, oppression, terrorisme, perversion, ..) sur la Terre. Allâh n’aime pas ceux qui sèment le fasâd » (Qur’ân 28, 77) ; « Adorez Allâh et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté, bienfaisance et bienveillance envers vos père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les serviteurs/employés qui sont sous votre responsabilité, car Allâh n’aime pas, en vérité, le présomptueux, l’arrogant » (Qur’ân 4, 36), et ce, sans aucune restriction de religion, de classe sociale, de sexe, de couleur de peau, de race, d’origine ethnique, d’âge, d’orientation politique ou philosophique, tant que ce ne sont pas des criminels endurcis. Et ces versets, notamment le 60/7-9 font partie de derniers versets révélés sur ce sujet, et qui ne sont donc nullement abrogés comme le dit At-Tabarî, de même qu’Al-Qurtûbî pour le verset 4/36, ou encore Al-Baghawî, Fakhr ud-Dîn ar-Râzî et Az-Zamakshari chez les exégètes classiques de l’ère médiévale pour les autres versets sur la paix qui demeurent valables jusqu’à la fin des temps.

(3) Le Messager d’Allâh (ﷺ) a dit en effet : « Quiconque abandonne l’obéissance et se sépare de la Jama’a (de l’unité des croyants et de l’union nationale) et meurt ensuite, il meurt d’une mort des Jours de l’ignorance (Jahiliya). Quiconque se bat sous une bannière aveugle et fanatique, se fâchant par sectarisme et tribalisme (‘asabiya), appelant vers cela, ou le soutien de cela et meurt ensuite, il meurt d’une mort des Jours de l’ignorance (Jahiliya). Quiconque attaque ma Ummah (de façon indiscriminée), tuant les justes et les pieux comme les pervers (pécheurs), n’épargnant pas les croyants et ne respectant pas la promesse faite à ceux qui ont reçu un gage de sécurité (les non-musulmans), celui-là n’a rien à voir avec moi et je n’ai rien à voir avec lui » (Rapporté par Muslim dans son Sahîh n°1848 selon Abû Hurayra) ; « 2 types de personne se réclamant (fallacieusement) de ma Ummah (Communauté) ne bénéficieront jamais de mon intercession : un dirigeant tyrannique, oppressif et malveillant et tout renégat fanatique et extrémiste (qui sème la mort et le chaos) » (Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mu’jam al-Kabîr n°8079, hassân/validé dans la chaine, et sahîh dans son contenu, car ce sont là 2 voies qui sont en totale opposition avec le Qur’ân et la Voie prophétique, qui interdisent formellement la tyrannie, l’oppression, le terrorisme et le fanatisme) ; « Un (vrai) musulman est celui qui ne porte pas atteinte aux gens par leur langue et leur main – les préservant et protégeant ainsi de leur mal -. Un (vrai) croyant est celui dont les gens se sentent en sécurité et en confiance en ce qui concerne leur sang (personne) et leurs biens. Un (vrai) mujâhid est celui qui lutte contre son égo dans l’Obéissance divine (dans la Voie du Tawhid, de la Justice, de la Sagesse, du Bien et de la Vertu). Un (vrai) muhâjir est celui qui abandonne les péchés, les actes répréhensibles et les mauvaises actions » (Rapporté par Ahmad dans son Musnad n°23965 et 24013 selon Fudâla Ibn ‘Ubayd – sahîh -, Al-Bazzâr dans son Musnad n°3752, At-Tabarânî n°796 avec de légères différences) ; « Les gens les plus réticents à tuer les gens – et à l’égard du meurtre et de verser le sang (injustement) – sont les gens de la foi (les croyants) » (rapporté par Ahmad dans son Musnad n°3720 selon Ibn Mas’ûd, sahîh) ; « En vérité, les pires transgresseurs devant Allâh sont ceux qui tuent dans la Mosquée sacrée, ceux qui tuent celui qui ne l’a pas combattu, ou ceux qui tuent avec la vengeance de l’ignorance (durant l’ère pré-islamique ; al-jahiliyya ; par simple vengeance ou désaccord) » (Rapporté par Ahmad dans son Musnad n°6641 selon ‘Abdullah Ibn ‘Amr, sahîh) ; « Ne cause pas de nuisance et ne rend pas le mal qu’on t’inflige. Celui qui cause du mal et du tort aux autres (parmi les créatures d’Allâh), Allâh le traitera avec sévérité, et celui qui fait souffrir (ou qui torture) les autres en se montrant hostiles envers eux, Allâh l’éprouvera durement (de la même manière) » (rapporté sous différentes versions et par différents Sahâba – Abû Sa’id al-Khudrî, Ibn ‘Abbâs, Abû Sirmah, ‘Ubadah Ibn Samit et d’autres – avec le même sens général, tantôt avec des chaînes sahîh ou hassân tantôt avec des chaines dâ’îf mais qui se renforcent et sont confirmés par le Qur’ân ; Al-Bayhâqî dans al-Sunân al-Kubrâ n°11070, Ahmad dans son Musnad n°15755, Abû Dawûd dans ses Sunân n°3635, Ibn Mâjah dans ses Sunân n°2342 et d’autres), « Faites miséricorde et ayez de l’amour bienveillant (envers les autres) et on vous fera miséricorde (en retour) ; pardonnez et on vous pardonnera. Malheur à ceux qui ne sont que des entonnoirs à paroles [qui écoutent sans méditer ni mettre en pratique la science utile] ! Malheur à ceux qui persistent (par hypocrisie et orgueil ; sans volonté de repentir ni de renoncer au mal et au péché) en ce qu’ils commettent (comme méfaits et négligences) alors qu’ils savent ! » (rapporté par Al-Bukharî dans Al-Adab Al-Mufrad n°380, Ahmad n°6541 selon ‘Abdullâh Ibn ‘Amr – sahîh -, At-Tabarânî dans Al-Mu’jâm Al-Kabîr n°14579 et d’autres), etc.

(4) L’imâm At-Tabarî dans son Tafsîr concernant le verset 2/256 sur l’interdiction de la conversion forcée « Nulle contrainte en Religion » commente en disant : « L’avis le plus juste est celui de ceux qui affirment que ce verset a été révélé à l’intention d’un ensemble particulier de personnes, et que la partie du verset « Nulle contrainte en Religion » désigne les gens des 2 Livres (les Juifs et les Chrétiens), les Zoroastriens/Mazdéens, et tous ceux que l’islam a autorisés à pratiquer leur fausse croyance et à accepter d’eux la Jizya. Ils nient que quoi que ce soit en soit abrogé (et donc ce verset est toujours valable) ». Et le Qur’ân (60/7-9), le Prophète (ﷺ) et les Califes bien-guidés après eux ont accepté la jyzia et la citoyenneté des Juifs, des Chrétiens, des Zoroastriens/Mazdéens, des Sabéens, des Bouddhistes, des Hindous, des négateurs et naturalistes parmi les gens sans religion, les idolâtres, etc. Bref, quiconque acceptait la paix parmi les incroyants. At-Tabarî dans son Tafsîr (2/190) commente en rapportant l’avis de Ibn ‘Abbâs (le cousin du Prophète) qui dit : « Ne tuez ni femmes, ni enfants, ni vieillards, ni quiconque vient à vous avec la paix et qui retient sa main de vous combattre, car si vous faisiez cela, vous auriez certainement transgressé » ainsi que l’avis de ‘Umar Ibn ‘Abd al-‘Azîz : « Cela fait référence aux femmes, aux enfants et à quiconque ne vous fait pas la guerre parmi eux ».
L’imâm Ibn Kathîr a dit dans son Tafsîr (4/113) par rapport au verset de la Sûrate At-Tawba (sur le fait d’accorder la sécurité aux combattants ennemis qui déposent les armes sur le champ de bataille) : « Même lorsqu’un pays musulman est en guerre avec un autre pays, si des gens viennent dans le pays musulman pour le négoce, le travail, le tourisme, ils resteront protégés par le traité politique passé entre les autorités musulmanes et leurs autorités et auront le droit tant à leur intégrité physique qu’à leurs biens jusqu’à leur retour en toute sécurité ». L’imâm al-Qurtubî (m. 1273) qui fut un grand exégète, juriste malikite, théologien asharite et rattaché au Tasawwuf a dit dans son Tafsîr (exégèse) intitulé Al-Jami’ li Ahkam al-Qur’ân (4/8/49) : « Il est communément reconnu entre les musulmans que personne n’a le droit de mettre en péril la sécurité et l’ordre public lorsque les autorités l’imposent, car c’est en cela où réside l’intérêt de tous ». Dans le même ouvrage, il dira un peu plus loin : « Si l’idolâtre refuse de croire en ton message, conduis-le en un lieu sûr… ». Dans son Tafsîr (4/8/49) il relate également la position de l’imâm Mâlik : « Ce sont des questions épineuses, mais il faut laisser le non-musulman rentrer chez lui en toute sécurité » (4/114). Ibn al-Qâsim déclare : « Pareil pour le commerçant (non-musulman) qui descend sur nos côtes, il doit retourner chez lui en sécurité » (4/8/49). Ailleurs il dit aussi : « Et s’ils tuent nos femmes et nos enfants et nous chagrinent par cela, alors il ne nous appartient pas de tuer (les leurs) de la même façon dans le but de leur faire parvenir la peine et la tristesse ». La loi du talion ne s’applique donc pas dans l’injustice. La loi du talion consiste simplement à les combattre s’ils nous combattent, mais en visant uniquement les combattants, et sans commettre de pillages, de destructions des lieux de culte, de meurtres contre les civils, etc., car cela Allâh l’a interdit « pas de transgressions » de même qu’il a été interdit formellement de s’en prendre à leurs civils
Ibn Qudâma al-Maqdisî, le célèbre savant hanbalite a dit dans son Al-Mughnî (13/75) : « Lorsque les autorités donnent la paix, même aux combattants ennemis, il faut la leur accorder du fait qu’il n’est pas du ressort de la foule de décider de telles questions ». Ceci est l’opinion de At-Thawrî, Awzâ’î, As-Shafi’î, Ishâq, et Ibn al-Qâsim ainsi que de la majorité des savants de l’islam. On a rapporté cela sur le pieux et juste calife ‘Umar Ibn al-Khattâb également.
Ibn Qudâma reprend : « La sécurité des non-musulmans doit avoir la même importance que celle des musulmans pour les individus et pour les groupes pour que les musulmans puissent jouir des mêmes droits » (13/77). Il dit aussi : « si on coupe toute communication avec l’ennemi, il n’y aura plus d’échange ainsi le chaos s’installe et l’intérêt des deux parties se perd à jamais » (13/79). Il parle des conflits entre musulmans et non-musulmans.
L’imâm Shihâb al-Dîn al-Qarâfî (m. 684 H/1285), un juriste mâlikite de l’époque médiévale a commenté un verset en lien avec la notion d’Al-Birr dans Al-Furûq (3/15) : « Cette droiture et bonté d’âme (birr) consistent à être doux avec ceux qui sont opprimés et faibles (musstad’afûn) parmi les non-musulmans : à aider leurs nécessiteux et à nourrir leurs affamés ; de donner des habits décents à celui qui n’en a pas parmi eux, de tenir un langage respectueux et courtois à leur égard – dans le but de leur être agréable et compatissant et non pas par crainte de leur mal ou par sentiment d’infériorité -, de supporter leur mal et leur désagrément s’ils se montrent mauvais voisins envers nous bien que l’on soit en mesure de faire cesser cela – et ceci par gentillesse à leur égard et non par crainte ou convoitise -. C’est aussi prier (Allâh) pour eux afin qu’ils soient guidés (dans l’Islam et le bien) ainsi que pour leur prospérité et leur bonheur. C’est leur apporter les bons conseils dans leur religion comme dans les affaires diverses de ce monde [famille, travail, santé, …] ; c’est les protéger (dans leur honneur, leur sécurité et tous leurs autres droits et intérêts louables) en leur absence (ou non) contre celui qui voudrait leur faire du mal, et les assister et les soutenir contre leurs agresseurs injustes (…) ». En effet, les 2 notions clés du verset sont « al-Birr » et « al-Qist ». Al-Birr, c’est la bonté pieuse, la générosité, l’acte de charité, la gentillesse, la courtoisie, la bienveillance, la bienfaisance, etc., et al Qist, c’est le fait d’être juste et équitable. L’imâm An-Nawawî dans son Sharh Sahîh Muslim au hadith n°6463 dit au sujet de la notion « al-Birr » : « parenté, gentillesse, actes de charité, courtoisie et bienséance, obéissance (dans le bien) (…) ».

(5) Ted Gunderson (1928 – 2011), ancien haut-responsable au FBI disait : « La CIA et le FBI sont derrière la plupart, sinon tous les attentats ». (“Former FBI Chief ADMITS Government is Involved in Most ‘Terrorist’ Attacks!”, republié le 20 avril 2013 : https://www.youtube.com/watch?v=CKkEmQrVZT0 ; ainsi que “Former FBI Chief Claims Most Terror Attacks Are Committed By Our CIA & FBI (Video)”, Talk Network, 9 août 2016 :
https://www.talknetwork.com/2016-08-09-former-fbi-chief-claims-most-terror-attacks-are-committed-by-our-cia-fbi.html). Cette interview, datant d’il y a longtemps déjà, reste cependant d’actualité, et des rapports officiels datant de 2015 confirmaient encore cette pratique employée par le gouvernement US et israélien, méthode employée aussi par la Russie avec des attentats faussement imputés aux rebelles tchétchènes à la fin des années 90.

(6) “INTERVIEW : Michel Kilo, figure de l’opposition syrienne”, Middle East Eye, 8 décembre 2016 : https://www.middleeasteye.net/fr/entretiens/interview-michel-kilo-figure-de-lopposition-syrienne

(7) “Macron, échec et mensonges face au terrorisme – Xavier Raufer | Le Samedi Politique”, 15 novembre 2025 : https://youtu.be/18ktRHfrJnI

(8) “Le FBI mis en cause dans l’organisation d’attentats par des Américains musulmans”, Le Monde, 21 juillet 2014 : https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/07/21/le-fbi-a-pousse-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats_4460774_3222.html

(9) Par exemple le journaliste Eric Laurent “La face cachée du 11 septembre” chez Thierry Ardisson”, INA Arditube, 23 octobre 2004 : https://youtu.be/4Ur6axzP4Fc ainsi que son livre. Voir aussi une enquête américaine indiquant l’implication d’agents israéliens du Mossad dans les attaques du 11 septembre 2001 : “Israeli Opératives – Mossad Involvement In The 9/11 WTC Attacks” de Mike Rivero, repostée le 19 octobre 2022 sur Rumble : https://rumble.com/v1op6al-israeli-operatives-mossad-involvement-in-the-911-wtc-attacks.html ; et sur twitter le 29 décembre 2024 : https://x.com/AricM115/status/1873391298662805982 ; Voir le documentaire “Fixing the “Occupied” documentary 9/11 coverage “, Revisiting 9/11, 26 novembre 2024 : https://rumble.com/v5tawsq-fixing-the-occupied-documentary-911-coverage.html ; Ainsi que le documentaire Le 11 Septembre et le grand jeu israélien de Laurent Guyénot sorti en 2021.

(10) Voir l’émission de LGJ “Du scoop mondial à la polémique”, Le Monde : https://x.com/SamSoul213/status/1946175802019877192 ; voir aussi l’article “Shimon Yelinek, criminel polyvalent mais pour HSBC, un client sans histoire”, Le Monde, 13 février 2015 : https://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2015/02/14/shimon-yelinek-criminel-polyvalent-mais-pour-hsbc-un-client-sans-histoire_4576775_4862750.html


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