Les islamophobes, qui sont souvent malhonnêtes et incultes concernant les sciences et l’histoire, ne manquent pas une occasion pour mentir concernant la contribution scientifique des Musulmans à l’époque moderne. Or, parmi les plus grands inventeurs scientifiques du monde moderne (si on prend une période entre 1950 et 2026) on retrouve plusieurs personnes issues du monde musulman :
– Mohamed Atalla (Égypte, 1924–2009) : Bien qu’il ait commencé sa carrière avant 1950, c’est en 1959 qu’il co-invente le transistor MOSFET (transistor à effet de champ métal-oxyde-semi-conducteur) aux Laboratoires Bell. Cette invention est tout simplement considérée comme la plus fabriquée de l’histoire de l’humanité. Elle est la brique fondamentale de l’intégralité des microprocesseurs, mémoires et appareils électroniques modernes.
– Belgacem Haba (Algérie) : Surnommé l’un des inventeurs les plus prolifiques du monde, il détient plus de 3 000 brevets à l’échelle internationale. Ses travaux majeurs à la Silicon Valley portent sur l’architecture des semi-conducteurs 3D et la miniaturisation des puces électroniques, des technologies aujourd’hui intégrées dans la quasi-totalité de nos smartphones et dans les mémoires des consoles de jeux modernes.
– Ali Javan (Iran, 1926–2016) : Physicien et inventeur majeur, il conçoit en 1960 le premier laser à gaz (le laser Hélium-Néon). Contrairement aux lasers à rubis existants, son invention produisait un faisceau continu d’une précision chirurgicale. Cette technologie a ouvert la voie aux télécommunications par fibre optique, aux lecteurs de codes-barres, aux technologies de stockage optique (CD/DVD) et à la chirurgie laser.
– Mostafa El-Sayed (Égypte) : Physicien chimiste de renom, il a développé des thérapies médicales révolutionnaires basées sur les nanotechnologies. En utilisant des nanoparticules d’or capables de se fixer spécifiquement sur les cellules cancéreuses, ses protocoles d’activation par laser permettent de détruire les tumeurs de manière ciblée par hyperthermie, sans endommager les tissus sains environnants.
– Hayat Sindi (Arabie Saoudite) : Biotechnologue de premier plan, elle est l’inventrice de « Mars » (Magnetic Acoustic Resonance Sensor), un capteur de résonance magnétique acoustique combinant la lumière et le son. Cette invention permet de détecter de très faibles signaux biochimiques, facilitant le dépistage précoce de maladies et l’analyse de l’eau ou du sang dans les régions médicalement isolées.
– Ali Erdemir (Turquie) : Scientifique de renommée mondiale dans le domaine de la tribologie (la science des frottements et de l’usure), il a inventé des revêtements en carbone de type diamant (DLC) et des lubrifiants révolutionnaires à friction quasi-nulle. Ses inventions sont cruciales pour l’efficacité énergétique de l’industrie automobile, de l’aérospatiale et des prothèses biomédicales.
– Mohamed Sanad (Égypte) : Ce professeur et ingénieur a bouleversé l’industrie de la téléphonie mobile en inventant et faisant breveter les premières antennes internes compactes et multibandes pour téléphones portables. Avant ses travaux dans les années 1990, les téléphones nécessitaient de longues antennes externes rétractables.
– Salimuzzaman Siddiqui (1897–1994, Pakistan) : Ce chimiste pakistanais a mené ses recherches majeures sur plusieurs décennies. Il détient plus de 40 brevets axés sur l’isolation de composés chimiques thérapeutiques à partir de plantes. On lui doit notamment la découverte des propriétés antibactériennes et insecticides du Margousier (arbre de Neem), des composants clés aujourd’hui utilisés dans la pharmacie et les biopesticides modernes.
– Atta-ur-Rahman (Pakistan, né en 1942) : Ce chimiste organicien de renommée mondiale possède plus de 27 brevets internationaux. Ses innovations clés portent sur la synthèse de composés médicinaux destinés aux traitements contre le cancer, le virus SARS-CoV-2, ainsi que des thérapies contre les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Il est le seul scientifique du monde musulman à avoir reçu le prix scientifique de l’UNESCO (en 1999).
– Rachid Yazami (Maroc, né en 1953) : C’est l’un des inventeurs les plus importants de notre siècle. En 1980, il invente l’anode en graphite, la découverte clé qui a rendu possible la création des batteries Lithium-ion rechargeables. Les smartphones, ordinateurs portables et voitures électriques actuels fonctionnent grâce à son brevet. Plus récemment, il a développé des puces intelligentes capables de recharger une batterie de voiture en moins de 10 minutes.
– Noureddine Melikechi (Algérie, né en 1958) : Ce physicien atomique possède 15 brevets technologiques majeurs aux États-Unis. Expert de la spectroscopie laser brisée par étincelle, ses innovations servent directement à la détection précoce des cancers (ovaire et prostate). Ses travaux ont tant d’impact qu’ils ont été intégrés par la NASA à bord du rover Curiosity pour analyser le sol de la planète Mars.
– Mohamed Midi (Tunisie) : Cet ingénieur s’est illustré dans le domaine des énergies renouvelables en développant la technologie des aérogénérateurs et des systèmes d’énergie éolienne sans pales (la technologie Saphonian), s’inspirant de la cinématique des voiliers pour éliminer les nuisances sonores et le danger pour les oiseaux.
– Yogi Ahmad Erlangga (Indonésie, né en 1974) : Ce mathématicien a résolu en 2005 une énigme algorithmique sur laquelle toute l’industrie informatique butait depuis 30 ans : la résolution numérique de l’équation de Helmholtz. En concevant une méthode de calcul itérative ultra-rapide, son invention a permis aux ordinateurs des compagnies pétrolières et géologiques de cartographier le sous-sol terrestre 100 fois plus vite, révolutionnant la recherche de gisements et l’imagerie médicale acoustique.
– Khoirul Anwar (Indonésie, né en 1978) : Il est le détenteur de brevets fondamentaux pour les réseaux mobiles. Il a inventé un système de décodage double basé sur la technologie de multiplexage de fréquences (FFT), qui est devenue par la suite l’une des normes techniques mondiales de base pour le fonctionnement de la 4G LTE et de la 5G.
– Sheikh Muszaphar Shukor (Malaisie, né en 1972) : Bien qu’il soit principalement connu comme le premier spationaute malaisien, il est également chirurgien orthopédiste et chercheur. À bord de la Station Spatiale Internationale, il a breveté et développé des méthodes innovantes sur la cristallisation des protéines de manière chirurgicale en apesanteur, ouvrant la voie à la conception de nouveaux traitements contre le cancer du foie.
– Ahmad Fauzi Ismail (Malaisie) : Reconnu mondialement dans le domaine du génie chimique et des technologies vertes, le professeur Ahmad Fauzi Ismail est l’un des scientifiques les plus décorés de Malaisie. Il a développé et breveté des systèmes de membranes à fibres creuses de pointe. Ces innovations permettent la purification de l’eau à grande échelle (dessalement, traitement des eaux usées industrielles) et la séparation des gaz pour la production d’énergie propre. Ses technologies apportent des réponses concrètes aux crises mondiales de pénurie d’eau douce et de transition énergétique. Il a notamment reçu le prestigieux prix national de la technologie en Malaisie.
– Mohamed Kheireddine Aroua (Malaisie) : Chercheur éminent et ingénieur, le professeur Mohamed Kheireddine Aroua s’est illustré par des inventions humanitaires et écologiques majeures. Il est le co-inventeur d’un système mobile de purification d’eau par membrane ultra-performante. Conçue pour fonctionner de manière autonome, cette machine peut produire entre 500 et 800 litres d’eau potable par heure à partir de sources contaminées ou boueuses. Ce système breveté a révolutionné la gestion des crises humanitaires en Malaisie et dans toute l’Asie du Sud-Est, approvisionnant en urgence des milliers de victimes de typhons ou d’inondations massives qui se retrouvaient privées d’eau courante.
– Docteur Mohd Hazwan Hussin (Malaisie) : Représentant de la nouvelle génération d’inventeurs malaisiens, le docteur Mohd Hazwan Hussin s’est spécialisé dans la valorisation des déchets agricoles industriels. Il a déposé plusieurs brevets révolutionnaires permettant de transformer la biomasse issue des déchets de l’huile de palme en produits anticorrosion écologiques et biosourcés. En remplaçant les inhibiteurs de corrosion chimiques hautement toxiques utilisés dans l’industrie maritime et pétrolière par des alternatives 100 % naturelles, ses inventions contribuent de manière majeure à la décarbonation industrielle. Il a reçu le prix national du jeune scientifique en chimie pour la portée écologique de ses travaux.
– Omar M. Yaghi (Palestine/Jordanie) : Pionnier de la découverte et du développement des réseaux métallo-organiques (MOF) et des réseaux organiques covalents (COF) dans les années 2000, utilisés pour le stockage des gaz, la capture du carbone et la collecte de l’eau à partir de l’air du désert.
– Hatim Zaghloul (Égypte) : Ingénieur électricien et co-inventeur des technologies de base du Wi-Fi (plus précisément de la modulation multiporteuse à large bande), qui ont permis l’émergence des réseaux locaux sans fil à haut débit.
– Adah Almutairi (Arabie Saoudite) : Chimiste à l’origine de l’invention de nanomédicaments révolutionnaires et de polymères sensibles à la lumière, permettant l’administration ciblée de médicaments dans les tissus malades sans endommager les tissus sains.
– Huda Zoghbi (Liban) : Généticienne qui a découvert la cause génétique de l’ataxie spinocérébelleuse de type 1 et a apporté des contributions fondamentales à la compréhension du syndrome de Rett, ce qui lui a valu des distinctions scientifiques majeures, notamment le prix Breakthrough en sciences de la vie.
– Javed Karim (Bangladesh) : Ingénieur logiciel et co-fondateur de YouTube et auteur de la toute première vidéo de la plateforme en 2005, transformant fondamentalement les médias numériques mondiaux.
Ainsi, que ce soit dans la médecine, la chimie, l’électronique, l’écologie, l’informatique, les télécommunications, la physique, la nanotechnologie ou d’autres domaines scientifiques et technologiques, les inventions mises au point par des scientifiques musulmans sont encore utilisées de nos jours par l’ensemble des sociétés non-musulmanes (qui elles aussi ont évidemment apporté leur contribution sur le plan scientifique à l’ère moderne).
