Conseils de l’imâm Al-Haramayn adressés aux Musulmans qui vivront (près de 1000 ans plus tard) la période des ténèbres et du chaos vers la fin des temps

En se basant sur les paroles prophétiques décrivant la situation mondiale et plus spécifiquement de la Ummah vers la fin des temps, l’imâm Al-Haramayn se projeta dans le futur pour prodiguer des conseils aux Musulmans qui vivraient ces périodes troubles et ténébreuses.

Voici donc des extraits des conseils de l’imâm Al-Haramayn adressés aux Musulmans qui vivront (près de 1000 ans plus tard) la période des ténèbres et du chaos vers la fin des temps (revenir aux fondements universels de la Religion, à la justice et à une spiritualité sincère).

L’imâm enraciné dans le Tasawwûf, logicien, théologien, historien, mathématicien, ussûlî, muhaddith, exégète, grammairien et juriste shafi’ite au savoir encyclopédique (ayant étudié aussi la médecine et l’astronomie sans en être nécessairement un praticien) Al-Juwaynî Al Haramayn (m. 478 H/1085) – maître de l’imâm Al-Ghazâlî et de Ibn Al-Qushayrî – dans son Ghiyâth al-Umam fî ltiyâth al-Zulam (La sauvegarde – ou le secours – de la Ummah face aux ténèbres de la confusion) décrit l’époque de décadence dans laquelle sera plongée la Ummah (et le reste du monde) vers la fin des temps, avec une majorité de dirigeants et savants corrompus, de faux maitres spirituels, etc. Il dit : « Comment vont faire les gens quand l’océan de corruption va se répandre sur eux et que les gens vont remplacer le juste milieu par l’exagération ou le laxisme ? Et que les musulmans vont être éprouvés de savants qui sont des pervers dont on ne peut pas faire confiance car ce sont des dépravés. Et d’un ascète qu’on ne peut pas suivre car c’est un affabulateur, un charlatan. Restera t’il une voie vers la guidée ? Ou bien est-ce que les gens vont s’entre-tuer ? Totalement délaissés, sans but, tous à suivre leurs passions, leurs égarements. Jusqu’à quand je vais hésiter et me poser la question : dois-je réagir face à cette situation là ? Une situation dont je suis sûre qu’elle va arriver, je continue à penser qu’elle reste hypothétique (…). Si le temps vient à se vider d’un souverain (Sultân) possédant la force et la capacité, la gestion des affaires publiques ne s’effondre pas pour autant. Au contraire, il devient un devoir impératif pour les habitants de chaque région, de chaque ville et de chaque localité, de se rassembler et de désigner parmi eux des personnes douées de raison, de piété et de savoir, afin de repousser les maux et de veiller à la préservation des intérêts communs, selon la mesure de leurs capacités. Car le but ultime des lois divines est de préserver l’ordre de la communauté, et non de le laisser sombrer dans le chaos (…). Puisque la prise en charge des morts — leur préparation aux funérailles — relève des obligations collectives (farḍ kifāya), préserver la vie des vivants et secourir les pauvres dont la vie ne tient plus qu’à un souffle est une obligation plus complète et plus importante (…). Si l’époque sombre dans une corruption telle que les magistrats officiels délaissent la justice et que les prétendus savants se corrompent auprès des dirigeants, le croyant ne doit pas l’accepter comme une fatalité pour délaisser sa propre foi. Il lui incombe alors de faire preuve d’autonomie dans sa pratique : il doit se détourner des cercles de l’autorité viciée et des faux dévots. Il lui appartient de ramener ses actions aux fondements clairs et incontestables de la Shari’ah, gravés dans l’intellect et les textes explicites — à savoir la justice, la sacralité de la vie (humaine), la préservation de la foi saine et de l’intellect. Tout ce qui contredit ces fondements intangibles doit être rejeté, quel que soit le statut de celui qui l’ordonne ».

Ainsi, face aux nombreuses divergences d’opinion (et l’incompréhension généralisée), aux différents extrêmes (rigorisme, fanatisme, laxisme, modernisme, matérialisme, new-âge, islamophobie, etc.), il devient impératif que les Musulmans reviennent toujours aux fondements universels de l’Islam (placer sa confiance en Lui, les 5 piliers de l’islam et les 6 piliers de la foi, étude et récitation du Qur’ân, cultiver l’adab et la sagesse universelle, s’éloigner des grands péchés, occuper bénéfiquement son temps par l’adoration, la bienfaisance, l’étude des sciences utiles, etc.), incarner l’idéal de justice et de compassion, soigner son comportement et manifester de la bonté pieuse et l’amour bienveillant envers les êtres humains et le règne animal – tout en étant ferme face aux criminels endurcis -, s’isoler des groupes sectaires ou ceux qui adoptent un comportement répréhensible ou trop décadent, et s’occuper soigneusement de sa famille et de ses proches.

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