Au Moyen-Âge, la civilisation musulmane était considérée comme étant la plus tolérante du monde

Durant toute la période médiévale, la civilisation islamique était considérée comme étant la plus tolérante et celle qui avait perfectionné le meilleur système administratif pour la gestion de la pluralité ethnique et religieuse, et ce dès l’époque du Prophète de l’Islam.

Ishoyahb III (m. 659), qui dirigeait l’Église nestorienne et avait une grande influence sur les monastères et les abbés de sa région, a écrit une lettre devenue célèbre à l’évêque Siméon de Rewardashir. Dans cette correspondance, rédigée peu après la conquête musulmane à l’époque des Compagnons, il décrit l’attitude des nouveaux dirigeants arabes envers les chrétiens : « Les Arabes [Musulmans], à qui Dieu a accordé à notre époque l’empire du monde, sont devenus nos maîtres ; cependant, ils ne combattent pas la religion chrétienne. Bien au contraire, ils protègent notre foi, respectent nos prêtres et nos saints, et font des dons à nos églises et à nos monastères ».

L’Abbé de Broglie (1834–1895) dans Problèmes et conclusions de l’Histoire des religions, 1886) : « Ces 2 Arabes [les Califes bien-guidés Abû Bakr et ‘Umar], appelés à gouverner un immense empire, n’ont pas été en dessous de leur tâche et se soient montrés fermes, justes, sobres, énergiques et infiniment supérieurs aux empereurs et gouverneurs chrétiens ».

L’Abbé, théologien, historien, polygraphe et archéologue Jean-Hippolyte Michon (1806-1881) a dit dans Voyage religieux en Orient (1853-1854) : « (…). Il [le Prophète] a exempté de l’impôt les patriarches, les moines, leurs serviteurs. Mohammed défendit spécialement à ses lieutenants de tuer les moines, parce que ce sont des hommes de prière (…). Quand Omar [Ibn Al-Khattâb] s’empara de Jérusalem, il ne fit aucun mal aux chrétiens. Quand les croisés se rendirent maîtres de la ville sainte, ils massacrèrent sans pitié les musulmans et brûlèrent les Juifs (…). L’Histoire constate que cette tolérance fut pratiquée par les conquérants arabes et fut, quelquefois, érigée par eux en système politique. C’est ainsi que Amrou Ibn El Aci s’étant emparé de la forteresse des Grecs en Égypte (640), conclut avec leur patriarche Benjamin, qui s’était caché durant 13 ans pour échapper aux persécutions des empereurs [Byzantins] de Constantinople, un traité par lequel il lui rendait son siège, accordait aux Coptes la liberté de leur culte et la possession de leurs églises (…). C’est une chose triste à avouer pour la fierté chrétienne, mais la liberté religieuse a été bien plus tôt et bien mieux comprise par les Orientaux que par nos pères (…). Il est triste, dit-il, pour les nations chrétiennes, que la tolérance religieuse qui est la grande loi de charité, de peuple à peuple, leur ait été enseignée par les Musulmans. C’est un acte de religion que de respecter la croyance d’autrui et de ne pas employer la violence pour imposer sa croyance ».

Après les troubles politiques de 1848 en France, l’abbé Michon entreprend un long voyage archéologique et religieux en Syrie et en Palestine. C’est de cette expérience qu’il tire son ouvrage majeur, Voyage religieux en Orient (publié en deux volumes en 1854). En observant la coexistence des communautés religieuses en Orient sous domination ottomane, il est frappé par la tolérance administrative et pratique des musulmans envers les minorités chrétiennes, ce qui l’amène à déplorer l’intolérance historique des nations européennes.

L’historien, philosophe, écrivain et lexicographe français Pierre Bayle (1647–1706) dans Dictionnaire historique et critique (Seconde édition revue et augmentée, Rotterdam, 1702, Tome II, Article « Mahomet », Remarque AA, p. 1856) : « Les musulmans ont toujours été plus tolérants que les chrétiens. Le Coran ordonne de tolérer les Juifs et les Chrétiens, et les Turcs ont toujours permis aux Grecs et aux Latins d’exercer leur religion au cœur même de leur empire, ce qu’aucune nation chrétienne n’aurait souffert de la part des musulmans à cette époque ».

L’historien, spécialiste des langues sémitiques et du monde arabo-musulman Adam Mez (1865 – 1917) dans Die Renaissance des Islams (La Renaissance de l’Islam), publié à titre posthume par Carl Heinrich Becker, Heidelberger Verlagsanstalt, 1922, Chapitre 2 (« Die Christen und die Juden » / Les Chrétiens et les Juifs, p. 32) : « Ce qui surprend le plus dans le gouvernement musulman médiéval est le grand nombre d’ecclésiastiques non musulmans occupant de hauts postes d’État. […] La législation islamique prohiba toute sorte de cruauté lors de la collecte des tributs ».

L’historien et psychologue Gustave Le Bon (1841–1931) dans La Civilisation des Arabes, Éditions Firmin-Didot, Paris, 1884, Livre II, Chapitre II « Le Caractère des Arabes », p. 115) disait : « La tolérance des Arabes fut la cause de leur rapide extension et de ce que les peuples adoptèrent si facilement leurs mœurs, leur langue et leur religion. À leur grande tolérance, les Arabes d’Espagne joignaient des mœurs très chevaleresques […] que les nations chrétiennes adoptèrent plus tard ».

A l’époque moderne, malgré les bouleversements et le fanatisme qui ont suivi les ravages de la période coloniale puis de la sécularisation toxique (avec des régimes autoritaires, éloignés de la piété religieuse et de la conscience musulmane, et souvent trop occidentalisés), des pays Musulmans continuent de cultiver le respect et la tolérance de la pluralité religieuse comme la Turquie, l’Iran, le Maroc, la Jordanie, la Syrie (depuis la chute d’Assad notamment), la Malaisie, le Qatar, les émirats arabes unis, le Sultanat d’Oman, la Tunisie, le Sultanat d’Oman et d’autres pays, même lorsque des régimes comme les USA et l’entité sioniste cherchent à provoquer ou exacerber les conflits religieux, sectaires ou ethniques. La France, dans tout cela, concernant le vivre-ensemble, la question de la tolérance religieuse ou du racisme, se place derrière les pays Musulmans que nous avons cité, car il n’est en effet plus possible en France de vivre paisiblement sa religion (prière, jeûne, charité, éducation et scolarité, travail, sport, voile, barbe, tenue vestimentaire, etc.) suite aux nombreuses persécutions injustes des autorités françaises (pressions et censures, diabolisation, menaces, arrestations arbitraires, emprisonnement, etc.) et des médias qui mentent et déshumanisent toute une communauté religieuse de plusieurs millions de fidèles en France, tout en humiliant aussi les Chrétiens pratiquants, et diabolisant plusieurs communautés ethniques (Arabes, Africains, Turcs, Russes, Tchétchènes, Iraniens indépendants, etc.). Exprimer librement des opinions dissidentes ou intelligentes (qui n’ont rien de répréhensible en soi) sans être inquiétés pour ses idées ou ses convictions n’est plus possible en France, et même de nombreux non-musulmans militant contre le terrorisme, la pédocriminalité, la corruption politique, le wokisme radical, les scandales liés à la santé et à Big Pharma, l’impunité des violeurs gravitant autour de la Macronie et de l’extrême droite sioniste, s’exposent à de lourdes sanctions, représailles ou persécutions de la part des autorités françaises comme ce fut le cas surtout depuis 2015 avec des centaines de milliers de victimes en France, comme l’ont dénoncé et alerté par exemple de nombreux journalistes, analystes politiques et juristes ou avocats comme Alexis Poulin du média Le Monde Moderne, Rémy du média Juste Milieu, Didier Maïsto, Amélie Ismaili, Fabrice Epelboin, le média Canard Réfractaire, les Maîtres Régis de Castelnau, Fabrice Di Vizio, Juan Branco, Virginie de Araujo-Recchia, Ghislain Benhessa, Carlo Alberto Brusa, Jérôme Karsenti, Elise Van Beneden, William Bourdon, Jean-Baptiste Soufron, Marie Grimaud, Homayra Sellier, etc.
Même de nombreux immigrés et expatriés français blancs (et plus généralement occidentaux) préfèrent s’installer dans des pays Musulmans comme l’Indonésie, la Turquie, le Qatar, les émirats, Oman ou d’autres pays encore, car ils s’y sentent bien mieux qu’en France (éducation, santé, sécurité, vivre-ensemble, travail, qualité des services publics, meilleure gestion des impôts, redistribution des richesses plus équitable et intelligente, etc.).

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